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LA CONJONCTIVITE

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La conjonctivite allergique

Dans 90% des cas les conjonctivites allergiques sont bénignes.

Pour autant elles n’en sont pas moins souvent très gênantes avec ces yeux rouges qui grattent, picotent et se font agaçants gâchant le plaisir des premiers élans printaniers.

Gênantes et désespérantes aussi par leur retour inéluctable presque à date fixe, c'est-à-dire à la date où les pollens se dispersent sous les rayons du soleil et le moindre souffle de vent…


Les symptômes conduisent vite à l’évidence du diagnostic : démangeaisons oculaires, sensations de brûlures, larmoiement. Les pollens n’ayant pas de préférence les symptômes sont bilatéraux parfois violents au point de littéralement empêcher l’ouverture de l’œil. Gare à celui qui révise ou passe son bac !

Et s’il n’y avait que ça ! Mais souvent la conjonctivite pollinique s’accompagne de rhinite avec sensation de nez bouché qui parfois gêne le sommeil. Les crises d’asthme qui sont parfois mais pas toujours d’origine allergique, peuvent venir compléter le tableau de la conjonctivite accompagné de rhinite.

Nous sommes dans le tableau allergique connu sous le nom d’atopie et s’ajoutent parfois des réactions cutanées sous forme d’eczéma ou même plus rarement des allergies alimentaires.

Bien sûr le meilleur moyen d’échapper à cette agression pollinique consisterait  à se calfeutrer chez soi mais c’est totalement irréalisable. Les lunettes protectrices seront soit inefficaces soit très désagréables à porter. Parmi les petits moyens : se rincer l’œil régulièrement avec des irrigations de sérum physiologique très frais (conservé au réfrigérateur).

Il existe des traitements efficaces : les collyres antihistaminiques. Les collyres à base de cortisone vont tenter ceux qui ont eu l’occasion de les essayer par le passé. Mais ils sont très déconseillés : leur réelle efficacité ne doit pas faire oublier qu’en cas d’utilisation répétée (et ça risque bien d’être le cas pour une affection qui revient tous les printemps) ils sont pourvoyeurs de glaucome et de cataracte. Ces deux affections oculaires sont très ennuyeuses et il est inutile d’utiliser des traitement qui peuvent la provoquer. D’autant que la corticothérapie locale peut aussi favoriser le redoutable herpès oculaire qui n’est pas un cadeau.

Si les moyens thérapeutiques décrits ci-dessus ne sont pas suffisants  il existe des antiallergiques en comprimés qui permettront de passer ce mois et demi difficile d’exposition aux graminées.

A noter que les pollens d’arbres, plus précoces en saison, provoquent aussi chez les sujets sensibilisés des conjonctivites allergiques (noisetier, if, bouleau, etc.).

Les conjonctivites récidivantes survenant en dehors de la période des pollens de printemps doit évoquer une conjonctivite per annuelle.

Les raisons en sont multiples et nécessitent parfois une enquête rigoureuse d’autant plus attentive que la découverte du coupable peut parfois conduire à un traitement spécifique sous forme d’une désensibilisation.

Les pollens de graminées peuvent aussi donner lieu à la mise en place d’une désensibilisation.

Les allergènes les plus souvent en cause dans les allergie per annuelles sont les acariens contenus dans la « poussière de maison » et la literie. A noter que les maisons les mieux tenues abritent inévitablement de la poussière de maison.

Parfois ce sont des allergies aux phanères (poils) de certains animaux : chat, cheval ou bien encore des allergies à la plume de certains oreillers.

La désensibilisation consiste en l’injection sous cutanée de quantités croissantes d’allergènes spécialement préparés à cette effet. Les premières injections contiennent des doses infinitésimales d’allergènes et l’on augmente la dose à chaque injection.

C’est un traitement qui n’est guère douloureux (l’aiguille utilisée est très fine) mais qui est très astreignant du fait de la multiplication des injections qui peuvent durer quelques mois avec parfois des rappels les années suivantes. Et l’on ne sait jamais à l’avance si le traitement sera suivi d’un effet bénéfique…

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