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MALADIES INFECTIEUSES

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L’herpès est une affection bénigne mais qui présente trois inconvénients majeurs.

-Son vrai nom est en fait « herpès récidivant » ce qui implique le retour fréquent des poussées de cette dermatose désagréable.

-Il en existe plusieurs formes dont la forme génitale qui est transmissible (et l’herpès génital est donc une MST quoique l’on dise plutôt maintenant une IST : infection sexuellement transmissible). Les lésions génitales sont très douloureuses, elles aussi volontiers récidivantes et de cette forme génitale découle le troisième inconvénient majeur :

-chez la femme enceinte l’herpès peut être transmis à l’enfant lors de l’accouchement et
celui-ci peut alors contacter un herpès néo-natal qui est une maladie très grave.

L’HERPÈS

L’herpès est une infection due à un virus (Herpès Simplex Virus ou HSV) qui provoque des lésions de la peau ou des muqueuses sous formes de petites cloques remplies d’un liquide.

Il existe deux types de virus herpétiques :

Le virus de type 1 s’attaque surtout aux régions du corps au dessus de la ceinture et c’est donc lui qui est responsable de l’herpès labial ; le virus de type 2 est en cause dans l’herpès génital.
Ces cloques de la taille d’une tête d’épingle ou d’une lentille finissent par se percer spontanément et elles évoluent vers une croûte avant de disparaître en une semaine à dix jours. Malheureusement, après la première poussée qu’on appelle primo-infection,  ces éruptions disgracieuses vont réapparaître à intervalles plus ou moins réguliers toujours dans le même endroit du corps.


Les poussées d’herpès se renouvellent le plus souvent lorsque l’immunité naturelle diminue passagèrement. C’est pourquoi les moments de fatigue, de surmenage, les décalages horaires lors des grands voyages, la période des règles, les stress émotionnels violents, parfois une simple extraction dentaire, les poussées de fièvre lors d’une maladie intercurrente sont des causes fréquentes de retour de l’herpès. C’est cette dernière cause, -bien fréquente-, qui a donné à l’herpès son nom populaire de « bouton de fièvre ».


La zone le plus souvent impactée par l’herpès est la lèvre, mais l’herpès peut se produire en d’autres endroits : les régions génitales que l’on a déjà évoquées mais aussi la peau sur n’importe quel endroit du corps où l’on peut voir surgir un bouquet de petites cloques confluentes de la taille d’une pièce de deux euros.

Une localisation est particulièrement redoutable mais heureusement rare : c’est l’herpès oculaire.
Attention ! S’il existe plusieurs bouquets de cloques semblant alignés de façon régulière sur une partie du corps (mais d’un seul côté et sans franchir la ligne médiane) il s’agit plus probablement d’un zona qui est une infection virale due à un virus très proche de celui de l’herpès.

Le cycle de l’infection est toujours le même : apparition toujours dans la même zone du corps, que le patient va très vite bien connaître, d’une sensation de démangeaison, de brûlure ou de picotement. A ce stade l’examen devant la glace n’apporte aucun renseignement supplémentaire : malgré les sensations bizarres la peau est strictement normale.

Mais en 24 à 48 heures apparaissent des petites vésicules rouges qui bientôt se remplissent d’un liquide clair à peine visible et deviennent ensuite bulleuses. En deux ou trois jours les bulles se percent spontanément et forment une lésion pustuleuse puis une croûte qu’il vaut mieux ne pas gratter et qui va disparaître spontanément en quelques jours sans laisser de cicatrice… jusqu’à la prochaine poussée !

Le phénomène fort désagréable des récidives est du au fait que le virus persiste dans l’organisme à l’état latent. Après la première poussée, le virus va s’installé en suivant un trajet nerveux dans le ganglion le plus proche de la lésion initiale. Là, le virus est endormi, contenu en l’état de sommeil par les défenses naturelles de l’individu porteur,  mais il ne demande qu’à se réveiller. Il va profiter d’une baisse de vigilance de l’immunité (comme par exemple une poussée de fièvre) pour se réveiller, reprendre son chemin par le même trajet nerveux jusqu’à son foyer de départ et là il va renouveler son cycle. Parfois c’est une agression locale qui le réveille comme une exposition violente aux rayons du soleil lors d’un séjour à la mer ou au ski. Les sujets porteurs d’herpès récidivant ont donc, plus encore que les autres, intérêt à éviter les rayonnements solaires trop violents.



Cette infection par l’herpès virus est très fréquente puisqu’on estime que 8 millions de français sont concernés par les boutons de fièvre et  deux cents mille par le très pénible herpès génital.

Si tant de patients sont touchés c’est parce que l’herpès est une infection virale contagieuse. La contagion a lieu lors des poussées. Comme la région la plus souvent atteinte est la région des lèvres on comprend que la transmission se fera surtout lors des baisers.

Le conseil à donner est donc en cas d’herpès d’éviter les effusions de tendresse avec contact par les lèvres et surtout auprès des jeunes enfants dont l’immunité est encore en construction et plus encore chez l’enfant porteur d’une maladie de peau comme par exemple un eczéma car en ce cas le risque de transmission est décuplé.

L’herpès génital est une infection sexuellement transmissible car le premier contact avec le virus se fait toujours lors d’un rapport sexuel. Il se manifeste de la même façon par des vésicules puis des bulles sur les muqueuses génitales de l’homme comme de la femme. Ces lésions muqueuses sont très gênantes, douloureuses lors des rapports qui de toute façon sont contre indiqués du fait du risque de contagion. Comme pour l’herpès labial, l’herpès génital est récidivant est l’on comprend qu’avec la répétition des poussées il puisse y avoir un retentissement très ennuyeux pour la vie sexuelle des patients atteints.

Un des problèmes très handicapants concernant l’herpès génital est que le sujet contaminé parfois ne développe pas l’infection. Il ignore donc qu’il est porteur du virus et il peut contaminer sans le savoir son ou sa partenaire.


Mais plus grave encore l’herpès génital lorsqu’il survient chez une femme enceinte proche de l’accouchement fait courir le risque de la transmission de l’infection virale au bébé à naître. Celui-ci du fait de l’immaturité de son système immunitaire risque alors de développer une maladie non plus cutanée ou muqueuse mais généralisée. Il s’agit là d’une maladie très grave avec un risque vital important. Cette gravité exige l’emploi des grands moyens et lors de l’accouchement d’une femme porteuse d’une poussée d’herpès en cours on va jusqu’à réaliser une césarienne pour mettre le bébé au monde.

Si la femme enceinte est suivie par son généraliste il y a toute chance qu’il soit au courant de l’herpès de sa patiente et qu’il en tire les conclusions lors du suivi de sa grossesse, mais si pour une raison ou pour une autre la patiente doit avoir à faire à un gynécologue ou a un autre médecin il ne faudra pas oublier de signaler qu’elle est porteuse d’herpès même si la dernière poussée lui paraît très ancienne.


Que faire en cas de poussée d’herpès ?

Les mesures d’hygiène nécessaires consistent à protéger l’entourage du contact avec la lésion et à utiliser du linge de toilette strictement personnel.

Le conseil de se laver les mains fréquemment reste comme toujours dans les maladies infectieuses le conseil le plus important. Dans ce domaine, les nouvelles solutions désinfectantes hydro-alcooliques sont pratiques et très efficaces.

Le zona ophtalmique (qui touche les yeux) est particulièrement grave. Aussi faut-il éviter de ses frotter les yeux avec des doigts possiblement souillés par la lésion. De même on évitera d’humecter les lentilles de contact avec de la salive.


Il faudra aussi éviter de gratter les croûtes avec l’espoir de les faire disparaître plus vite. Ceci risque de provoquer une surinfection, c'est-à-dire d’ajouter la présence d’un microbe au côté du virus de l’herpès et il n’y a là rien à gagner. De plus le grattage favorise le portage du virus sur les doigts avec le risque de le transporter en d’autres endroits du corps.

Les lésions cicatrisent mieux au grand air et il faut donc éviter les pansements sur les lésions. Pour la même raison en cas d’herpès génital il est préférable d’adopter des vêtements amples plutôt que des sous vêtements ou des jeans trop serrés.

Toujours en cas d’herpès génital il est indispensable d’utiliser un préservatif lors des poussées et il est aussi recommandé d’utiliser cet accessoire pendant les périodes quiescentes entre les poussées. Mais cela pose bien sûr de nombreux problèmes et pas seulement de confort puisqu’une grossesse « sous préservatif » est difficilement imaginable !


En cas de première poussée il est important de consulter pour authentifier le diagnostic et pour limiter la multiplication du virus. Pour les récidives le traitement est malheureusement décevant. On peut demander conseil à son pharmacien ou à son médecin. Il existe certes des pommades antivirales mais il serait généreux de leur accorder un effet mirobolant. Par contre si les récidives sont très fréquentes et notamment dans le cas du très pénible herpès génital, votre médecin vous proposera un traitement « préventif » (en fait il ne s’agit que d’encourager le virus à rester en sommeil) qui se prend au long cours et qui espace les rechutes herpétiques.

Ce traitement (Zovirax ou son générique l’Aciclovir ou son cousin le Zélitrex) est réservé aux herpès en primo-infection, aux herpès génitaux sévères, aux herpès cutanés avec plus de 6 poussées par an, aux herpès oculaires où aux infections par ce virus chez l’immuno-déprimé (par exemple par le SIDA) chez qui les défenses naturelles anéanties risquent de laisser se développer une maladie herpétique généralisée et très grave.


Une adresse utile :

Association Herpès

102, Rue du Faubourg Saint Honoré 75008 PARIS

Tél : 01 39 17 82 60


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