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Le zona


Le zona se manifeste sous la forme d’une éruption cutanée caractérisée par l’existence de lésions très superficielles, vésiculeuses, qui ressemble aux éruptions de la varicelle ou de l’herpès ce qui est très normal car le zona est du à un virus qui appartient à la même famille.

Mais le zona n’est pas qu’une affection cutanée.

Il existe en fait un cycle initié par la varicelle de l’enfance dont on pourrait dire qu’elle est la primo-infection du zona. Ensuite le virus de la varicelle va rejoindre des ganglions nerveux et là va rester latent parfois de nombreuses années.

Mais un jour, à l’occasion d’une fatigue ou d’une baisse de l’immunité naturelle, et souvent après un contact avec un enfant porteur de varicelle, le virus reprend vie. Il suit alors le trajet nerveux qui correspond au ganglion où « il résidait » et vient se multiplier dans la partie superficielle de la peau. Il provoque dans la peau une cytolyse, c'est-à-dire une destruction de certaines cellules superficielles et cette destruction provoque la vésicule typique du zona.

Si l’on a compris ce processus on comprend mieux certaines caractéristiques étranges du zona :

-le virus vient d’un ganglion en suivant le trajet d’un nerf. C’est pourquoi le zona dessine une bande sur le corps qui correspond au trajet de ce nerf. Souvent le zona est intercostal et l’on voit bien l’éruption surgir sur une zone allongée entre deux côtes thoraciques.

Une autre caractéristique en découle. Nous sommes des êtres symétriques, constitué en fait de deux moitiés accolées. Mais un seul ganglion va être à la source du zona et c’est pourquoi l’éruption est unilatérale sur une seule moitié du corps sans jamais franchir notre ligne médiane.

Enfin, qui dit nerf dit douleur et c’est pourquoi l’éruption cutanée est presque toujours précédée de douleur sur le trajet du nerf concerné. Souvent la douleur n’est pas très vive et peut même être remplacée par de simples sensations de fourmillements, brûlures, picotements, ou sensations de décharges électriques.

Plus on avance en âge plus la douleur du zona risque d’être importante et malheureusement parfois durable.

C’est d’ailleurs là qu’est le véritable problème du zona, car chez l’adulte jeune il va guérir en une quinzaine de jours sans séquelles alors que chez la personne âgée il va souvent laisser derrière lui des douleurs violentes et tenaces et sur lesquelles les traitements sont peu efficaces.

-le zona est une infection virale et c’est pourquoi il est fréquent que lors des premiers jours de l’infection il existe un tableau de maladie virale émergente : fièvre, courbatures, grand coup de fatigue.

Virus herpès-zona
(représentation d’artiste)

Comment se présentent les lésions cutanées ?


Sur une bande d’aspect régulier surviennent une ou plusieurs zones rouges et légèrement boursouflées où apparaissent dans les jours suivant des petites bulles en amas de la taille d’une tête d’épingle. Les patients qui n’ont pas rencontré cette maladie parmi leurs proches sont alors presque toujours persuadés qu’ils sont victimes de piqures d’araignée.

Ces vésicules vont percer, se vider et évoluer vers des croûtes qui tombent spontanément. Elles laissent derrière elles une petite tâche décolorée qui finira sous les effets du soleil par retrouver la couleur initiale de la peau.


Existe-t-il des régions du corps où l’éruption d’un zona peut être plus grave ?


Une forme plus grave du zona est le zona ophtalmique où les lésions cutanées frappent la face et la région de l’œil. Si la lésion de l’œil se résume à une seule conjonctivite les conséquences ne sont pas graves, mais lorsque les tissus plus profonds sont atteints il peut y avoir une kératite ou une iridocyclite qui pourra ensuite se compliquer d’un glaucome.


Le zona peut-il être responsable d’atteinte autres que cutanées ?


Chez les sujets dont l’immunité est fragile (comme c’est la cas de la personne âgée) le zona peut-être plus grave avec des formes hémorragiques parfois impressionnantes. Mais le zona peut aussi devenir très grave lorsque l’immunité est très défaillante en raison de pathologie associée (SIDA, leucémies) ou de traitement très immunodépresseur (sujets récemment greffés, sujets en cours de chimiothérapie). C’est dans ces cas que peuvent survenir des méningites redoutables ou pire encore le zona généralisé.


Quel est le traitement du zona ?


Dans un zona non compliqué qui se résume à des lésions cutanées peu douloureuses on se contente d’un simple traitement antiseptique local.

Lorsqu’il y a des douleurs le long du trajet nerveux impliqué les antalgiques sont indiqués mais souvent les résultats sont décevants. On peut alors être amenés à prescrire certains antidépresseurs non pas pour leurs propriétés antidépressives mais parce qu’ils ont aussi une activité parallèle sur certaines douleurs neurogènes.

Si le zona est diagnostiqué dans ses premières heures d’évolution (ce qui est rare) des antiviraux peuvent freiner (modérément) l’évolution.


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