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SITE MÉDICAL
DU Dr GÉRARD BOUVIER
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ADDICTOLOGIE : AUTRES DROGUES ET ADDICTIONS

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Vous pouvez m’adresser
un mail à cette adresse:

 gerard.bouvier2@wanadoo.fr

Consommer des drogues est très néfaste pour la santé physique et psychique.

Qu’est-ce qu’une drogue ?

Quelques notions sur les divers produits :

    Cannabis, Haschisch, Marijuana 

    Ecstasy, MDMA 

    Héroïne 

    Cocaïne 

    Les hallucinogènes 

    Les médicaments psychotropes détournés de leur usage thérapeutique 

Les risques sur la santé de la consommation de drogues 

Risques sociaux liés à l’usage des drogues 

Les risques d’accidents 

Une période vulnérable : l’adolescence

Comment éviter ça ?

Quand s’inquiéter ?

A qui s’adresser si l’on se sent bien seul face à ce problème ?

Un cas bien particulier d’addiction : les addictions « sans drogue »



Consommer des drogues est très néfaste pour la santé physique et psychique.


Qui n’a pas eu un jour la tentation d’essayer ? Certains n’ont jamais été sensibles à cette envie. Beaucoup l’ont connue mais on attendue que cette envie passe. Et souvent elle n’est jamais revenue. Mais d’autres ont craqué, pour leur plus grand malheur.

Cette page est destinée à mettre en garde les consommateurs potentiels contre les inconvénients des drogues. Mais on le sait bien ce type prévention ne donne pas toujours les résultats escomptés. C’est qu’en réalité la plupart de ceux qui se sont laissé aller à une consommation n’étaient pas seulement guidés par l’esprit d’aventure ou le goût de la transgression. Ils trouvaient là le moyen de se libérer d’une souffrance, d’une douleur intérieure, d’un mal-être profond qu’ils n’avaient pas su « traiter » autrement.

Avant de lire ces lignes il ne faut donc pas perdre de vue qu’il faudra toujours s’attacher aux sources de la difficulté qui va conduire à la consommation de drogue avant d’en dire le plus grand mal comme nous allons le faire ici.

Contrairement à une idée assez répandue la consommation de drogue peut être nocive dès le premier usage. Bien sûr le risque varie selon les substances et l’usage que l’on en fait. Mais même la simple consommation d’alcool peut être lourde de conséquences dès son premier usage (comportements à risques, accidents, comportements délictueux…). A noter que le terme « simple » est inapproprié car aucune consommation de psychotrope n’est vraiment « simple ».

Dès le premier usage des effets négatifs peuvent survenir : mauvaise descente, « bad trip », surdose.

Lorsque l’usage se répète à la recherche de plaisir, de détente ou de dés inhibition les sensations agréables recherchées peuvent rapidement manquer à l’appel et être remplacées par de l’angoisse, des sensations de panique, une perte de contrôle sur son comportement et bien sûr aussi sur sa consommation.


Qu’est-ce qu’une drogue ?
On parle de substances psycho actives quand un produit consommé peut provoquer des modifications du fonctionnement naturel du cerveau. Ce sont donc des substances, comme leur nom l’indique, qui sont actives sur le psychisme.

Il en existe de toutes sortes et il « en sort de nouvelles » chaque année. Les plus connues sont l’héroïne, la cocaïne, le cannabis, l’ecstasy… Mais l’on s’efforce toujours d’oublier bien à tort le tabac et l’alcool. Et l’on ignore plus encore les médicaments psychotropes au prétexte qu’ils sont prescrits par les médecins ce qui leur donne un brevet d’immunité. Mais ce brevet est un faux. Car ces médicaments sont souvent détournés de leur usage initial ce qui en décuple la dangerosité, et même lorsqu’ils sont utilisés dans leur juste usage ils sont pour beaucoup capables de provoquer des comportements délétères et -pire encore- d’induire souvent des dépendances parfois sévères.

                                                      Certaines drogues sont dites licites. Il s’agit de drogues dont l’usage est si ancien qu’elles ont                                                        échappé à nos législations modernes. C’est le cas du tabac et de l’alcool. Si le tabac et l’alcool                                                        étaient des découvertes de cette année la législation en cours empêcherait leur                                                        commercialisation ; mais il est bien difficile de revenir en arrière après des siècles de                                                        consommation généralisée. Néanmoins le législateur essaye de tempérer leur usage en adoptant                                                        régulièrement des lois restrictives qui se heurtent aussitôt aux lobbying des producteurs.

                                                      D’autres drogues plus récentes n’ont pas pu franchir le barrage de la loi et elles sont dites                                                        illicites. C’est le cas de la cocaïne, de l’héroïne, de l’ecstasy, etc.

                                                      D’autres voient leur caractère illicite souvent remis en question avec des comportement différents selon les pays à l’échelle de la planète. C’est le cas du cannabis toujours illicite en France et pour couper court à toute supposition à notre avis à juste titre.

D’autres drogues sont « mixtes », c'est-à-dire licites dans certaines conditions et illicites lorsqu’elles sont détournées de leur usage (on parle alors de mésusage) ; c’est le cas de la plupart des médicaments psychotropes et aussi des opiacés.

Toutes ces drogues agissent sur le cerveau et sont responsables d’effets variés qui sont passagers ou durables. La plupart laissent sur le cerveau une marque en entraînant un dysfonctionnement de récepteurs spécifiques qui vont devenir avides de leur drogue. S’ils en sont privés ils mettent en route un fonctionnement nouveau très insupportable pour le consommateur qui s’appelle l’état de manque. C’est le cas du fumeur privé de sa drogue : la nicotine, qui ressent un grand nombre de symptômes pénibles qu’il n’a qu’un seul moyen d’éloigner : en allumant une cigarette. Ainsi le piège est refermé et le jeune qui avait commencé de fumer il y a bien longtemps, parfois pour exprimer un besoin de liberté, se retrouve esclave de sa drogue, prêt à toutes les humiliations et à toutes les dépenses pour l’obtenir.


Quelques notions sur les divers produits :


Cannabis, Haschisch, Marijuana :

Le cannabis est une plante qui peut être consommée sous différentes formes.
La résine (haschisch, shit…) est le plus souvent consommée mélangée au tabac dans ces
cigarettes que l’on appelle des joints ou dans des pipes dénommées bhang. L’herbe (marijuana,
ganja, beuh…) est fumée elle aussi. A noter qu’en pareil cas le tabac ajoute son danger propre
à celui du cannabis. La consommation sous forme d’huile est plus rare et elle est alors parfois
mélangée à l’alimentation.

La substance active dans le cannabis est le tétrahydrocannabinol ou THC. Une fois consommé le cannabis laisse perdurer des traces de THC dans le sang pendant un à sept jours.


Ecstasy, MDMA :

C’est un produit chimique qui est utilisé pour ses effets psycho actifs violents. Malheureusement ces effets très néfastes se doublent d’effets toxiques et d’effets cardiaques sous forme de troubles du rythme qui peuvent être très graves.


                                                     Héroïne :

                                                     C’est un dérivé de l’opium obtenu par synthèse chimique à partir de la morphine. On la trouve sur                                                       les marchés illicite sous forme d’une poudre blanche ou cristalline. Souvent sont vendus des                                                       mélanges plus ou moins toxiques avec d’autres poudres dans le but d’augmenter la rentabilité :                                                       farine, aspirine, médicaments psychotropes… Certains n’hésitent pas à la mélanger à de la                                                       cocaïne ce qui produit le redoutable « speed-ball ». En France le dosage de l’héroïne est très                                                       variable selon les fournisseurs et les arrivages avec un taux moyen de pureté de 10 à 15%.


                                                    Cocaïne :

C’est un produit extrait de la feuille du cocaïer. C’est un psychostimulant intense qui donne l’impression d’un effacement de la fatigue, une impression de toute puissance, de dynamisme, de créativité. C’est la puissance de ces effets qui explique que l’on devienne psychologiquement dépendant de façon très rapide à cette drogue.


Les hallucinogènes :

Comme leur nom l’indique ils provoquent des hallucinations c'est-à-dire des perceptions sensorielles artificielles. Hallucinations visuelles, hallucinations auditives, pertes de contact avec la réalité… Ces produits peuvent être naturels, c’est le cas des champignons hallucinogènes ou produits par la chimie, c’est le cas du LSD. Il s’agit e produit très puissant avec parfois des flash-back c'est-à-dire des retours d’effets sans les avoir utilisé à nouveau.


Les médicaments psychotropes détournés de leur usage thérapeutique :

Ils sont souvent utilisés à fortes doses et ajoutés à une consommation concomitante d’alcool.
Ils seront alors d’autant plus dangereux et plus encore s’il s’agit de mélanges de médicaments.


Les risques sur la santé de la consommation de drogues :

Il existe des risques à court terme dès les premières consommations et des risques à long
terme lorsque la consommation durable se met en place sous l’influence de la dépendance
provoquée par la drogue. Ces risques sont un peu différents selon les drogues mais toutes
les drogues provoquent des risques importants.

Il existe des risques psychologiques ou psychiatriques : difficultés de concentration, nervosité, irritabilité, anxiété, agressivité et parfois humeur dépressive pouvant aller jusqu’à la dépression vraie, etc.

Mais il existe aussi des risques physiques : troubles des perceptions sensorielles et des réflexes avec mise en danger dans la conduite automobile ou lors de l’utilisation de machines potentiellement dangereuses ou de précision, aggravations des maladies et augmentation de la difficulté de leurs prises en charge du fait de l’effet diminué des médicaments proposés, fatigue et détérioration de l’état physique…

Certaines drogues favorisent la transmission des virus du SIDA ou des hépatites B ou C soit par un usage à risque (seringues souillées, pailles, etc.) soit parce que le système immunitaire des défenses de l’organisme est affaibli par l’effet des drogues.

L’effet nocif des drogues ne concerne pas seulement la santé. Il existe aussi de fréquents :


Risques sociaux liés à l’usage des drogues :

Les ruptures personnelles dans la vie de couple, dans le groupe d’amis, dans le parcours scolaire, dans les relations dans le monde du travail conduisent souvent à la solitude affective et sociale et à la marginalisation. Parfois au contraire ce sont des liens très forts qui se nouent mais entre usagers des mêmes drogues. Il sera alors d’autant plus difficile de s’en sortir.


                                                             Les risques d’accidents :

                                                             On pense bien sûr en premier aux accidents de la circulation dont on sait bien que l’alcool,                                                               le cannabis, etc. sont des grands pourvoyeurs. Ces accidents concernent aussi bien les                                                               automobiles que les deux-roues, ou les rollers, les engins agricoles ou les engins de                                                               l’industrie. Les piétons eux-mêmes ne sont pas épargnés tellement l’inconscience du                                                              danger sous l’influence de ces drogues peut être pernicieuse. C’est la défaillance des                                                              réflexes, les troubles de la vision, les troubles de la coordination des mouvements, les pertes                                                              de la vigilance qui sont pour l’essentiel à l’origine de ces troubles.

                                                            Mais il existe d’autres accidents dont on parle moins mais qui sont tout aussi fréquents et                                                             lourds de conséquence : ce sont les pertes de maîtrise qui peuvent conduire à des actes                                                             d’une violence extrême et si vite regrettée, à des violences sexuelles etc.

Pour tous ces accidents le risque pénal est (heureusement) toujours présent et peut venir compliquer sévèrement la vie du consommateur qui parfois se voit précipiter dans une dégringolade aussi rapide que non programmée.


Une période vulnérable : l’adolescence

L’adolescence est pour beaucoup par delà le désir d’accéder à l’autonomie, une période de quête des plaisirs, d’envie de transgresser les interdits. C’est l’âge des expérimentations, des prises de risques seul ou plus souvent en groupe, l’âge où l’on se soumet de bon cœur à tous les « rites de passage ». C’est aussi l’âge où l’on cherche à s’éloigner des parents porteurs de l’expérience de la vie pour se faire sa propre expérience pour le meilleur et pour le pire. C’est donc un âge de grande vulnérabilité.

D’autant plus que s’ajoute d’autres facteurs de vulnérabilité : la transformation physique
brutale de la puberté et la transformation en partie sous influence hormonale du psychisme
en chemin vers l’âge adulte. La transformation corporelle et ses appels vers la sexualité se
double d’une transformation sociale avec la recherche d’une identité propre bien qu’influencée
par les modèles proposé par l’environnement médiatique. Celle-ci se fait dans un temps
d’éloignement du milieu familial avec souvent une angoisse latente qui correspond à la
découverte de l’inconnu. L’adolescent dont le psychisme est en effervescence perçoit les
ressources immenses de son intelligence. Et il a raison. Mais il ne perçoit pas que celle-ci
est bridée par un manque cruel, le défaut d’expérience qui va rendre ses choix difficiles et
avec un résultat improbable.

Dès lors plusieurs scénarios sont possibles. Opposition plus ou moins violente au monde adulte, repli sur soi-même, mise en route de comportements inappropriés parfois marginaux, antisociaux, avec le risque d’avoir maille à partir avec les détenteurs de l’autorité.

Ces comportements sont le reflet d’une difficulté d’adaptation transitoire au monde des adultes, parfois c’est le signe d’une réelle souffrance psychique qui peut culminer jusqu’à l’état dépressif.

Sur ce terrain fragile la consommation de psychotropes peut être vécue comme une issue salvatrice, comme « une thérapeutique » du malaise en cours. Elle est investie d’un rôle temporaire par l’adolescent. Mais c’est faire fi de la dépendance qui va s’installer très vite puisque l’on est en présence d’une drogue.

C’est ainsi que 38% des garçons et 37% des filles vont entrer dans la dépendance tabagique. L’alcool et le cannabis concerneront surtout les garçons, alors que les filles vont être nombreuses à devenir consommatrices de médicaments psychotropes. Et malheureusement beaucoup d’adolescent feront le mélange plus dangereux encore de l’alcool, du cannabis et du tabac.


                                                                         Comment éviter ça ?

                                                                         Cette question hante beaucoup de parents, d’éducateurs, d’enseignants,                                                                           d’infirmières ou de médecins qu’ils soient médecin scolaire ou médecin de famille.

                                                                         La question de la consommation est difficile à poser. L’adolescent est par nature                                                                           hostile à tout ce qu’il perçoit comme pouvant être une intrusion dans sa vie privée. Il                                                                           faudra donc essayer d’instaurer un dialogue confiant et permanent, apporter une                                                                           information loyale et adaptée à cet adolescent-là, mettre en place les repères sans                                                                           céder au découragement si ceux-ci sont transgressés, car il est naturel et donc                                                                           probable qu’ils le soient.

                                                                         Il n’existe pas de règles dans ce domaine où les plus performants des                                                                           communicants ont pu parfois, à titre privé, échouer un jour. On se gardera donc                                                                           bien ici de donner la leçon. Simplement quelques conseils…

                                                                          - Il n’y a pas d’âge pour aborder la question des drogues. Chaque adolescent se                                                                          développe à son rythme avec souvent une maturité plus précoce et plus forte chez les filles. Le premier bon moment est celui où l’adolescent aborde la question. Il s’agit alors au sens médical du terme d’une urgence qui ne peut être remise au lendemain. Le deuxième bon moment est celui où dans un climat de dialogue confiant la question peut être soudain abordée sans que cela donne l’impression d’une mise en scène orchestrée qui rebuterait l’ado, mais plutôt l’impression d’une occasion de conversation.

- Les meilleurs remparts contre la tentation de consommation sont cette force que procurent le soutien familial, amical, scolaire, l’amour de ses proches, l’estime de soi, la sensation d’être protégé par les siens, d’être en sécurité. Ce sont des bien grands mots ! Mais en cas de difficultés pour recruter auprès de son adolescent ces protections, il est nécessaire de mettre en place des solutions de soutien venant de l’extérieur : médecin traitant, psychologue, infirmière scolaire, services spécialisés d’écoute téléphonique, points d’accueil écoute jeunes, membre plus ou moins éloigné de la famille investi favorablement par l’adolescent...

- Ce soutien ne doit pas être trop tardif. L’adolescent le plus souvent le refuse. Il est bon de lui rappeler qu’il existe toujours même après son refus initial et que le plus probant signe de liberté est de pouvoir s’autoriser à changer d’avis.  


Quand s’inquiéter ?

Encore un domaine où le ni trop ni trop peu est difficile à évaluer ! Surtout si vient s’en mêler un désir de ne pas « se prendre la tête » avec un ado dont les réactions peuvent être parfois redoutées. Et plus encore en cas de déni de l’évidence qui est une réponse inadaptée mais assez fréquente.

Souvent les parents font la découverte inopinée d’un produit où d’une odeur inconnue jusqu’alors. D’autres fois ce seront des changements du comportement qui seront volontiers mis au début au crédit de « la crise d’adolescence », avant de surprendre un peu plus par leur intensité ou par leur durée. C’est un adolescent qui apparaît « mal dans sa peau », qui abandonne des activités qu’il appréciait jusqu’alors, dont les résultats scolaires fléchissent soudain. Il semble triste, n’a plus d’intérêt pour rien, délaisse son cercle d’amis et se replie sur lui-même sans appétit ni sommeil. Il paraît parfois dépressif.

C’est un ado. C’est notre ado. Et nous a déjà si souvent surpris que notre limite de résistance à la nouveauté est devenue très élastique. C’est pourquoi il faudra tenir grand compte des commentaires de l’entourage : « Mais ! Qu’est-ce qu’il a donc ton gamin, on ne le reconnaît plus… », « Mais ! Tu devrais la faire soignée ta gamine, elle a un problème… ». Attention de ne pas tomber dans un déni qui simplifie la vie… mais de façon très momentanée seulement.

C’est le moment d’ouvrir le dialogue. Un jugement hâtif : « Laisse-le donc tranquille, il fait sa crise… », peut être vécu par l’adolescent comme un jugement sans fondement ou comme un abandon.

Il convient de bien saisir le sens à donner à une consommation. Souvent une expérimentation est une réponse au devoir de curiosité naturel chez l’adolescent à qui l’on a tant et tant répété « Mais tu ne t’intéresses donc à rien ! ». Cette consommation sera alors sans lendemain. Il est donc inutile et même néfaste de monter sur ses grands chevaux !

Ce qui doit capter notre attention ça n’est pas la consommation elle-même mais plutôt la cause et les circonstances qui ont conduit vers cette consommation. Car si cette cause et ces circonstances perdurent elles risquent de faire entrer dans la consommation durable avec toutes ses conséquences.


A qui s’adresser si l’on se sent bien seul face à ce problème ?

Votre médecin de famille est un premier recours facile. Si vous êtes en confiance avec lui vous pourrez lui
exposer facilement vos angoisses de parent, d’ami, ou… de consommateur. Il saura vous orienter en cas de
besoin auprès d’une structure spécialisée près de chez vous comme par exemple un CSAPA (Centre de
soins, d’accompagnement et de prévention des addictions).

Un psychologue ou un psychothérapeute (voir un psychiatre en cas de nécessité d’un traitement médical)
peuvent aider l’adolescent à parler de sa problématique et l’orienter vers des solutions en cas de problèmes
psychologiques ayant pu être à l’origine de la consommation.

Fil Santé Jeune : 0 800 235 236 (tous les jours de 8h à minuit, anonyme et gratuit)

Écoute Cannabis : 0 811 91 20 20 (7 jours sur 7)

Écoute Alcool : 0 811 91 30 30 (7 jours sur 7)

Drogue Info Service : 0 800 23 13 13 (7 jours sur 7)

www.drogues.gouv.fr pour obtenir des renseignements et des conseils sur les drogues, leurs effets, leurs dangers. Renvoie sur des adresses utiles pour obtenir les adresses des services spécialisés près de chez soi.

Et naturellement en cas d’urgence : SAMU au 15 ou au 118


Un cas bien particulier d’addiction : les addictions « sans drogue »

On les appelle encore à juste titre « les addictions comportementales » puisque, bien que ne faisant pas intervenir l’utilisation d’une substance active sur le cerveau, elles procèdent du même comportement addictif que lors de l’usage d’une drogue.

Une fois entré de façon répétitive dans le schéma de comportement la séquence se reproduit à l’identique.

Il y a une sensation de besoin intense, un passage à l’action, la perception d’un intense plaisir qui reste bref, une culpabilité au décours immédiat qui n’empêche pas le retour du comportement perçu comme une nouvelle sensation de besoin intense. L’aliénation, l’emprisonnement mental provoqués par la conduite addictive sont bien perçus comme tels. Ses conséquences sont bien analysées comme lourdes de conséquences personnelle, familiale, sociale, voire judiciaire mais l’addiction reste maîtresse de la situation.

Ces addictions comportementales font actuellement beaucoup parler et une tendance se dessine pour en élargir la liste.

L’addiction au jeu (« jeu pathologique ») est la plus indiscutable des addictions « sans drogue ». L’anorexie et la boulimie sont désormais le plus souvent incluses dans ce chapitre. Mais l’on parle aussi d’achats compulsifs, d’addictions au sexe, à Internet, à l’effort sportif de longue durée. La plus étrange des addictions semble bien être l’addiction au travail. C’est une maladie assez fréquente et très paradoxale puisqu’on sait bien que « le travail, c’est la santé » !


Le jeu pathologique :

C’est une addiction bien plus fréquente chez l’homme, dans la proportion de 4 hommes pour une
femme. Le processus qui se met en place est presque toujours le même. Le joueur ordinaire qui
prend du plaisir au jeu va faire un jour un gain important. C’est là que l’histoire bascule. Encouragé
par ce gain le joueur joue plus encore et naturellement cet état d’esprit va le conduire vers des
pertes considérables. Celles-ci sont lourdes de conséquences : rupture du couple, perte d’emploi,
déchéance financière, dettes, parfois vols ou détournements d’argent.
Il s’en suit le plus souvent un profond désespoir qui malheureusement n’atteint pas son but car le
joueur est désormais sous l’emprise d’une véritable dépendance, y compris avec des symptômes
physiques de sevrage lors des tentatives infructueuses pour échapper à « l’enfer du jeu », y compris
aussi avec des symptômes analogues à la tolérance que l’on observe lors des addictions avec
drogue : les mises deviennent de plus en plus élevées ce qui correspond la plupart du temps -il faut bien le dire- à des pertes de plus en plus considérables.

Les jeux les plus souvent en cause sont les jeux de casino, de poker, les paris de courses hippiques. Récemment la mise en ligne des jeux de pari a pu rendre plus facile le jeu pour ceux qui y étaient déjà astreints et a pu permettre aussi de recruter une nouvelle clientèle.
Le traitement du jeu pathologique est difficile d’autant qu’il existe fréquemment des poly addictions : cocaïne, cannabis, alcool. L’espoir thérapeutique repose largement sur l’utilisation des psychothérapies cognitivo-comportementales, et sur le secours des groupes d’entraide (« Joueurs Anonymes » calqués sur le modèle des « Alcooliques Anonymes »).


                                                          Les achats compulsifs :

                                                          Récemment entrés dans le champ d’étude des addictions ils sont encore à la recherche d’une                                                            terminologie stable et l’on parle aussi parfois d’achats addictifs ou encore d’achats                                                            pathologiques.

                                                           Ces achats compulsifs doivent être clairement distingués des achats maniaques où d’autres                                                            symptômes gravitent autour des achats. Ils se manifestent par une frénésie d’achat d’objets                                                            divers le plus souvent inutiles et aussitôt délaissés. A la différee de la kleptomanie, dans                                                            l’achat compulsif il y a bien achat et donc paiement de l’objet ce qui va conduire aux mêmes                                                            conséquences financières désastreuses que celles que nous venons de rencontrer dans le jeu                                                            pathologique. Il en découle aussi le même cortège de conséquences familiales, professionnelles et judiciaires parfois. Ces patients sont souvent des dépressifs (avec une
dépression aggravée par les conséquences désastreuses de leurs achats) et parfois des
boulimiques.


L’addiction sexuelle :

Reconnue aux États-Unis (où elle est parfois sur médiatisée) elle est encore abordée avec

beaucoup de réserve dans les pays latins dont la France où la sexualité est encore investie

différemment.


COMMENT ÉVITER
ÇA ?


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