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SITE MÉDICAL
DU Dr GÉRARD BOUVIER
docteur-gerardbouvier.fr

ALLERGOLOGIE

L’allergie


25 pour 100 de la population française serait touchée par l'allergie. C'est dire que tout le monde connaît bien cette pathologie qui pourtant peut prendre des masques bien divers : rhume des foins, eczéma, conjonctivite allergique, asthme,  dermite atopique du nourrisson, urticaire...

Si donc un Français sur quatre est touché peu ou prou par l'allergie, cette proportion risque hélas d'augmenter encore. Notre environnement est en effet particulièrement hostile pour notre système de défense immunitaire. Des polluants nouveaux à des taux souvent ascendants, des aliments nouveaux que ne connaissait pas la génération précédente, notre mode de vie de plus en plus confiné, concourent a augmenter notre fragilité vis-à-vis de l'allergie.

Ce phénomène n'est pas spécifique à la France. L'organisation mondiale de la santé (OMS) a classé les maladies allergiques au quatrième rang des affections les plus fréquentes. Et ce classement « s'améliore » au fil du temps.


L'allergie est un phénomène complexe avec une forte composante héréditaire. Les protéines allergisantes abordent l'organisme par deux voies préférentielles : la voie alimentaire (trophallergènes) et la voie respiratoire (pneumallergènes).


Beaucoup d'idées fausses circulent sur l'allergie, et l'on trouvera  -du moins je l'espère - des renseignements utiles dans les pages consacrées à l'allergie de ce site de médecine générale.


Les liens ci dessous vous piloteront à travers ce monde complexe de l'allergie...


L’allergie est connue depuis longtemps                           C’est quoi au fond l’allergie ?

L’hérédité allergique                 Les allergies respiratoires : l’asthme et le rhume des foins

Les allergies alimentaires          Les allergies cutanées   
La biologie de l’allergique et les tests allergiques              Le cas particulier de l’eczéma  
Une autre allergie : les venins d’hyménoptères.
Liens vers des sites utiles
.




L’allergie est connue depuis longtemps.


Trois mille ans avant Jésus-Christ un pharaon égyptien meurt d’une piqûre d’insecte.
C’est le premier décès relaté d’une cause allergique.

En Egypte toujours, un papyrus de 1500 ans avant JC décrit sur 20 mètres de long
les remèdes nombreux pour traiter l’asthme. On retrouve ici une loi de la médecine qui est toujours valable                                        de nos jours : lorsque la liste des remèdes est très longue pour soigner une même
                                       maladie c’est que les remèdes ne sont pas efficaces !

                                      Il faut attendre 1871 pour voir la première description par Charles H. Backley du
                                       « rhume des foins » pourtant si typique et bien connu de nos jours.

                                      Dans les années 1920 on commencera à décrire et comprendre les allergies aux
                                       acariens, aux poils d’animaux et aux moisissures.

                                      C’est Clément Von Pirquet en 1906 qui a créé le terme d’allergie qui signifie
                                       « une autre action », sous-entendue imprévue et inattendue. Il voulait dire par là
                                       que s’il est normal d’humer une fleur et de lui trouver un parfum envoûtant
                                       comme 99% des sujets sains, il est par contre anormal de se mettre aussitôt à
                                       éternuer en se frottant les yeux comme 1% des sujets qui sont allergiques à ce
                                       végétal .

                                      Le rôle de l’histamine dans l’allergie est connu depuis 1910. C'est de là que
                                       découle l'usage thérapeutique des anti-histaminiques dont le chef de file fut autrefois le Phénergan® et qui se présentent maintenant sous de nombreuses formes : Zyrtec®, Clarityne®, Mizollen®, Aérius®, etc…

Encadré :

Une désensibilisation ratée...

Des scientifiques français, Charles Richet et Jules Portier, en 1902, alors qu'ils
voyagent sur le bateau du prince Albert I
er de Monaco ont l'idée d'étudier
l'effet du poison contenu dans les tentacules des méduses sur trois chiens qui
se trouvent à bord. Dans un premier temps, ils injectent à ces animaux des
quantités très minimes de venin. Ils prévoient que les animaux vont s'immuniser
contre le venin comme le faisait Mithridate contre les poisons. Quelques jours
plus tard ils injectent à nouveau du venin à dose plus forte. Immense déception !
Les animaux décèdent dans l'heure qui suit l'injection. Ils venaient de découvrir
le choc anaphylactique (« contraire à l'immunité »).


C’est quoi au fond l’allergie ?

Il a pu vous arriver comme à moi de poser une question gentille et d'obtenir une réponse très impolie !

L'allergie n'est rien d'autre. Notre environnement est riche de produits agressifs : virus, bactéries, fumées de polluants, végétaux et leurs pollens, produits chimiques, poussières, métaux...

La liste pourrait être très longue.

Tout au cours de l'évolution de l'espèce, l'homme a su développer des défenses immunitaires contre ces divers agresseurs pour organiser sa survie. Ces défenses travaillent le plus souvent en « tâche de fond » et nous pouvons ainsi continuer à pratiquer aux événements de notre vie sans même nous rendre compte du travail ainsi fourni. Pour exemple, les macrophages qui sont des globules blancs spécialisés dans la destruction des divers débris qui pourraient enrayer le bon fonctionnement de notre organisme.

L'allergie est une erreur dans la réponse. Par un effet boule de neige cette erreur conduit à d'autres erreurs qui finalement au lieu de nous protéger constituent une véritable maladie qui peut prendre des masques divers : asthme, urticaire, eczéma...

                                          Il s'agit donc d'une réaction d’hypersensibilité excessive et inadaptée de                                            l'organisme dirigé contre des substances étrangères que l'individu sain arrive à                                            gérer sans difficulté de par son immunité normale.

                                          En réalité, il n'existe pas une allergie mais dès l'allergie car les mécanismes                                            sont nombreux et complexes.

                                          La réaction d'hypersensibilité de type I est immédiate. Elle correspond à une                                            production anormale d'immunoglobulines E. C'est la forme d'allergie la plus                                            fréquente. C'est elle qui provoque le rhume des foins, l'asthme, les oedèmes                                            allergiques, le choc anaphylactique. Il s'agit d'une réaction très rapide et les                                            patients allergiques aux poils de chat constatent bien que la réaction allergique                                            peut survenir dès les premières minutes après le contact. Ce type d'allergie comporte une forte connotation héréditaire. Les réactions d'hypersensibilité de type II et III sont plus rares et peuvent conduire à des maladies auto-immunes dont certaines peuvent être graves. Le lupus, certaines maladies pulmonaires chez les éleveurs d'oiseaux sont dues à ce type d'hypersensibilité

L’hypersensibilité de type IV est dite retardée car elle apparaît au bout de quelques jours après l'exposition à l'allergène. La plus connue est l'eczéma de contact lors de l'exposition à des bijoux fantaisie ou à des cosmétiques. L'eczéma en rondelle dans la région du nombril sous le bouton de jean est aussi un exemple typique de ce type d'allergie. Ces allergies la, ne sont pas héréditaires.


L’hérédité allergique

Lorsque les deux parents ont une allergie identique par exemple un rhume des foins
déclenché par les pollens de graminées, le risque pour leur enfant d'être lui-même
allergique est de 50 %.

Lorsque les deux parents sont allergiques, mais que l'allergène est différent
(par exemple lorsque le père a le rhume des foins et la mère une allergie
aux poils de chat) le risque pour l'enfant est de 40 %.

Si un seul parent est allergique ce risque tombe à 30 %.

Mais il se fabrique tous les jours de nouveaux allergiques. Et si aucun des parents n'est allergique l’enfant à naître de ce couple porte tout de même en lui un risque allergique de 10 %.

La salle d'attente de l'allergologue n'est donc pas pour un adolescent l'endroit idéal pour un coup de foudre !


Les allergies respiratoires : l’asthme et le rhume des foins.

L'asthme est une maladie inflammatoire des bronches. Cette maladie évolue par crises qui peuvent être spontanées mais le plus souvent secondaires à un contact déclenchant : substances allergisantes, tabac, infection O.R.L. ou bronchique virale ou bactérienne.

La crise d'asthme réalise un essoufflement parfois intense, le patient pouvant facilement inspirer l’air mais ayant de grandes difficultés pour l'expirer. La toux est importante avec une expectoration blanchâtre. À l'auscultation, le médecin perçoit des bruits pulmonaires très particuliers que l'on appelle les ronchus et les sibilants qui ont pu être comparés aux bruits du pigeonnier et de ses  roucoulements.
Ces crises d'asthme ont la particularité de céder assez facilement avec
l’inhalation d'un médicament bronchodilatateur dont le plus célèbre et
le plus ancien est la Ventoline®.

On a longtemps appris dans les Facultés que l’asthme était une maladie
pénible mais qui ne faisait jamais mourir. C’était une grave erreur et
l’on sait bien maintenant que la crise d’asthme peut être mortelle d’où
l’impératif pour l’asthmatique de disposer toujours sur lui d’un inhalateur
de type Ventoline® et d’éviter le facteur aggravant du tabac.

Les signes de gravité de la crise d’asthme qui doivent conduire à un appel
médical d’urgence ou à un transfert en milieu hospitalier sont l’extrême
difficulté de respirer avec une tension des muscles du cou, l’accélération
du cœur, les sueurs, la cyanose (couleur violette) des lèvres et des extrémités
(doigts). Ces symptômes traduisent la détresse respiratoire et le grand déficit
en oxygène.


Le « rhume des foins » est l’expression populaire mais retenue aussi par la médecine pour caractériser l’allergie aux pollens de certains végétaux et tout particulièrement de certaines graminées que l’on regroupe sous l’appellation de « foin ». Les grains de pollen sont en somme les spermatozoïdes des végétaux qui vont aller polliniser la fleur qui est l’organe femelle de la plante qui donnera ensuite le fruit. Ces grains de pollens sont transportés soit par le vent soit par les insectes polliniseurs. Les pollens allergisants sont nombreux et variés. Or, l’allergique est le plus souvent sensibilisé à un pollen ou en tout cas à un petit nombre, mais bien                                                            heureusement pas à tous les pollens. C’est ce qui explique que le                                                            rhume des foins chez certains peut commencer en avril lors de la                                                            présence dans l’air inspiré des pollens d’arbre et chez d’autres en                                                            juin lors de l’éclosion des pollens des graminées. Ainsi il existe un                                                            véritable calendrier pollinique.

                                                          Mais la situation se complique encore du fait que certains pollens                                                            sont spécifiques à une région. Si vous êtes allergique au pollen de                                                            mimosa ou d’olivier et que vous habitez le Pas de Calais vous ne                                                            saurez peut-être jamais que vous êtes allergique.
De même les allergiques au bouleau seront moins atteints s'ils habitent le midi où cet arbre est plus rare. Par contre l’allergie aux graminées est très répandue sur l’ensemble du territoire. Sous les doux noms de dactyle, de flouve, de fétuque ou d’ivraie se cachent des pollens redoutables pour bien des narines et des yeux .

Une mauvaise herbe pose un problème particulier c’est l’ambroisie qui est une plante des décharges et des bords de route fréquente jadis dans le midi mais qui de décharge en décharge ou de chantier en chantier a remonté le long de la vallée du Rhône jusqu’au bassin rhodanien pour s’étendre actuellement vers le les régions plus au nord. Cette plante est très allergisante et c’est notamment de son fait que le nombre des allergiques ne fait qu’augmenter de façon constante ces dernières années.

Le rhume des foins se manifeste par des salves d’éternuements, un écoulement nasal parfois très abondant et généralement clair et s’accompagne le plus souvent d’une conjonctivite allergique avec des yeux très rouge qui démangent. Parfois le patient ressent la démangeaison dans la bouche sur le palais et parfois jusqu’au fond des oreilles.


Un site internet peut être utile qui renseigne les allergiques sur le taux de pollen dans l’air et donc sur le risque allergique encouru : www.msa.asso.fr


Une question souvent posée : pourquoi semble-t-il y avoir chaque année plus d’allergiques ? La réponse n’est pas connue de façon catégorique mais il semble bien que la réaction allergique soit stimulée par la présence dans notre environnement de pollutions, parfois nouvelles, qui augmentent la sensibilité du patient allergique. De même qu’un allergique qui n’allait pas trop mal dans sa période à risque va voir soudain ses symptômes aggravés en présence d’un fumeur, non pas qu’il s’agisse d’une allergie au tabac, mais plutôt du fait que la présence de tabac l’a rendu plus sensible à un pollen

qui circule.


Les allergies alimentaires 

L’allergie à l’œuf, et c’est plus précisément le blanc d’œuf qui est le plus souvent en cause, est la première allergie rencontrée par l’enfant qui grandit. C’est pourquoi l’on insiste auprès des mamans pour retarder à un an minimum le premier contact avec le blanc d’œuf.

L’œuf contient en fait plusieurs allergènes et peut provoquer des réactions très diverses : allergies cutanées digestives ou respiratoires. Attention l’allergie n’est pas seulement consécutive à l’ingestion. Elle peut se rencontrer aussi après un simple contact cutané ou après une injection de vaccin. En effet les virus ensuite inactivés qui servent à la production des vaccins sont souvent cultivés sur de l’œuf et malgré les progrès de l’industrie pharmaceutique il est possible qu’il subsiste des traces infimes d’œuf dans le vaccin.

                                                      L’allergie à l’œuf disparaît une fois sur deux chez l’enfant au delà de 4                                                        ans. Mais en cas d’allergie vraie la réintroduction de l’œuf dans                                                        l’alimentation doit se faire de façon extrêmement prudente et de                                                        préférence en milieu hospitalier pour parer à toute éventualité.


                                                      L’allergie au lait de vache est assez fréquente aussi. C’est la plus                                                        anciennement connue du fait de l’immense fréquence jadis de                                                        l’alimentation précoce au lait de vache avant que l’allaitement                                                        maternel ne regagne fort justement un peu de terrain.

                                                      Sa fréquence est très différemment appréciée selon les études mais                                                        probablement de l’ordre de 3%.

                                                      Comme pour l’œuf il existe dans le lait de vaches des protéines très                                                        différentes qui pourront selon les cas s’exprimer par des réactions                                                        allergiques très différentes.

                                                      Ainsi cette allergie peut se manifester dès la prise du premier biberon de lait maternisé par une urticaire aiguë ou par une diarrhée abondante et douloureuse avec des coliques et des reflux œsophagiens.

Il faudra dès lors proposer à cet enfant des laits spéciaux de remplacement débarrassées des protéines allergisantes. Ces laits (Pregestimil®, Nutramigen®, Peptitjunior®, etc…) sont remboursés par la Sécurité Sociale depuis 2000.

Dans un cas sur deux environ cette allergie au lait de vache va guérir vers trois ans et l’on verra regrossir peu à peu un enfant qui était devenu chétif du fait de cette allergie. Mais le terrain est là et il n’est pas rare que cet enfant produise des allergies d’un autre type dans la suite de sa vie : rhinite allergique, asthme allergique.


                                  En cas d’allergie au lait de vache les croyances populaires colportent l’idée que                                    d’autres laits d’origine animale pourrait le remplacer. C’est oublier le phénomène                                    d’allergie croisée qui est du à la similitude d'une partie des protéines en cause qui                                    vont conduire aux mêmes effets. Ainsi les laits de brebis, de chèvre, d’ânesse, de                                    jument (etc… ?) ne sont pas plus recommandable. Et même le lait de soja qui                                    bénéficie d’une excellente réputation dans le public n’est pas mieux                                    recommandable.


A partir de trois ans un autre allergène plus redoutable encore prend le devant de la scène : l’arachide. On estime qu’en France 0,5 à 1% des individus sont allergiques à l’arachide de façon plus ou moins intense et parfois très intense.

Cette allergie est redoutable pour trois raisons :

-du fait de sa gravité puisque l’on a décrit des chocs anaphylactiques pouvant
aller jusqu’à des cas mortels,

-du fait de la pénétration insidieuse de l’arachide dans l’alimentation humaine.
On trouve en effet de l’arachide de façon annoncée ou parfois cachée dans de
nombreux aliments : les cacahuètes naturellement et l’huile d’arachide mais aussi dans de nombreuses confiseries ou friandises chocolatées, dans des gâteaux d’apéritifs, certains nougats, certaines céréales de petit déjeuner ou encore dans des repas de fast-food. Attention aussi à certains plats dans les restaurants exotiques ou même dans les chips ou dans certaines soupe du commerce. On le voit le goût attrayant de l’arachide a été mis à toute les sauces et le calvaire de l’allergique à l’arachide s’en trouve compliqué d’autant.

-du fait enfin qu’il existe un phénomène d’ « allergie croisée » ce qui signifie que l’allergique à l’arachide a un risque non négligeable d’être réactif aussi à d’autres légumineuses qui sont de la même famille que l’arachide, mais aussi à des oléagineux et parfois même des fruits secs qui possèdent des allergènes très ressemblants. Ainsi la liste peut s’allonger de l’arachide aux pois chiches, soja, fèves, amandes et noisettes, châtaignes, noix de coco, de macadamia, de cajou ou de pécan, pistache, sésame, pavot…


On ne peut clore ce chapitre des allergies alimentaires sans citer d’autres allergènes fréquents :

-La moutarde : non seulement la bien traditionnelle moutarde de Dijon, mais aussi nombre de préparations qui en contiennent de façon moins évidente comme le ketchup, les mayonnaises du commerce, certains plats préparés, des biscuits d’apéritif, etc…

-Les poissons et les fruits de mer : largement recommandés par la diététique
moderne du fait de leurs bonnes graisses qui font échec au cholestérol,
les poissons n’ont pourtant pas que des qualités. Certains sont volontiers
allergisants. Et surtout la morue, le thon, le saumon frais, la sardine, l’anchois,
la truite, la sole, le flétan, le colin. En somme nombre d’entre eux !

-Des fruits et légumes au premier rang desquels le céleri et le céleri-rave,
les kiwis, l’avocat, les litchis, la mangue.

-La farine de blé est parfois allergisante et aussi le soja.


Les allergies cutanées 

L’allergie au nickel peut produire une plaque sous le nombril qui est l’allergie au bouton de jean. C’est une allergie devenue fréquente chez les jeunes du fait de la pratique devenue habituelle du ventre à l’air qui introduit un contact direct entre la peau et le nickel.


L’allergie au latex devient de plus en plus fréquente notamment dans les professions exposées (infirmières, médecins, sages-femmes, dentistes). Elle provoque un eczéma chronique des régions en contact donc le plus souvent les mains. Mais le vrai danger de l’allergie au latex est l’allergie immédiate avec un état de choc possible dans les secondes qui suivent un contact. Si vous êtes allergique au latex faites le savoir par tous les moyens à votre convenance car en cas d’opération imprévue cette allergie peut avoir des conséquences importantes.


Chez la femme les allergies aux cosmétiques sont fréquentes : fard à paupières, vernis à ongle. Ce dernier ne donne évidemment pas une allergie sur l’ongle mais du fait du grattage plus ou moins conscient de différentes région du corps comme chacun le fait en permanence il y aura apparition d’un eczéma de contact ici ou là et le plus souvent au niveau des paupières où la peau est très sensible.


La biologie de l’allergique et les tests allergiques 

« Je dois être allergique à quelque chose. Vous devriez me faire une prise de sang ! » Pas si simple ! L’allergie est cachottière et seule une enquête véritablement policière permettra de trouver le coupable.

Une première approche consiste en la réalisation d’une prise de sang pour le test Phadiatop® qui est une recherche de la réaction aux allergènes respiratoires. Le Trophatop® est l’équivalent pour la recherche de l’allergie alimentaire tandis que le test CLA® est un dépistage mixte.
                                          Mais s’ils orientent sur la probabilité d’une allergie

                                          respiratoire ou alimentaire ces tests n’apportent

                                          aucun élément déterminant pour découvrir le

                                          coupable. Il faudra donc passer aux tests cutanés

                                          pour en savoir plus. Le principe est simple.

                                          Une petite scarification sur la peau crée une

                                          brèche qui va mettre les tissus potentiellement

                                          réactifs à découvert. On dépose ensuite sur cette

                                          brèche une goutte d’un allergène connu et

                                          copieusement dilué pour n’appliquer qu’une

quantité minime. Si le patient ainsi testé est allergique à la substance il va

développer une réaction rouge et gonflée. Cette inflammation signe alors

l’allergie qui peut être grossièrement quantifiée en mesurant la dimension de la

plaque rouge obtenue en réaction. Bien entendu, au cours d’une même séance
de nombreux allergènes suspects peuvent être testés.

Les immunoglobulines E (IgE) et le taux d’une catégorie de globules blancs appelés « éosinophiles » lorsqu’ils sont élevés font aussi suspecter une possible allergie mais sans en apporter la preuve.


Le cas particulier de l’eczéma 

L’eczéma atopique atteint environ 15% des enfants et 5% des adultes. Et cette incidence pour des raisons plurifactorielles ne fait que croître.

Chez le nouveau né l’eczéma atteint préférentiellement le front et les joues qui deviennent très rouges, très sèches avec l’impression que la peau pèle en fines squames. Des fissures sous les lobes des oreilles sont fréquentes et typiques et dans les cas importants une « troisième paupière » semble se dessiner sous les yeux parfois considérées à tort par les parents comme des cernes.

Dès le plus jeune âge les plaques nummulaires d’eczéma (c’est à dire en forme de pièce de monnaie) peuvent affecter les membres, le thorax ou le dos, mais c’est plus habituellement chez l’enfant plus grand (vers un ou deux ans) que l’eczéma va s’atténuer au visage pour se fixer plutôt sur les plis de la face antérieure des coudes et sur les plis de la face postérieure des genoux, parfois sur la face antérieure des poignets.

                                                              Dès qu’il est en âge de se gratter l’enfant va manifester,                                                                notamment au moment du déshabillage, combien cette affection                                                                est prurigineuse.

                                                               Plus rarement l’eczéma apparaît à l’âge adulte. Les régions les                                                                plus souvent touchées sont les pliures des coudes et des genoux,                                                                la partie antérieure et haute du thorax.

                                                              Ces lésions d’eczéma vont connaître chez l’enfant comme chez                                                                l’adulte une évolution capricieuse avec des périodes                                                                d’amélioration où la peau a tendance à rester très sèche et des                                                                périodes d’aggravation où les lésions s’installent, s’étalent et                                                                parfois deviennent suintantes. Cette évolution en dents de scie                                                                garde bien des mystères et il est le plus souvent bien difficile de                                                               comprendre ce qui induit les phases d’amélioration et les phases                                                               d’aggravation.

L’eczéma atopique est souvent associé au cours de son évolution à d’autres manifestations de la maladie allergique : rhume des foins, conjonctivite, urticaire, asthme…  

Un autre allergie : les venins d’hyménoptères


Qui n’a été piqué un jour par une guêpe ? Et l’on se souvient alors précisément de cette douleur brûlante accompagnée des signes de la réaction inflammatoire : douleur, rougeur, chaleur et œdème persistant quelques heures.

Le groupe des hyménoptères, outre la guêpe, comprend aussi les abeilles, les bourdons, les frelons.

Si le venin d’hyménoptère entraîne une réaction modérée chez tout un chacun, il peut aussi chez 1 à 2% de la population entraîner des réactions beaucoup plus graves du fait d’une allergie aux protéines contenues                                             dans ce venin. Ces réactions se limitent le plus souvent à un œdème géant                                             englobant deux articulations autour du point de piqûre pendant plus de 24                                             heures. Mais chez un petit nombre de personne allergique la réaction prend                                             plus d’ampleur : sensation de malaise, oppression thoracique, nausées,                                             vertiges, essoufflement. A ce stade le patient piqué est en train d’évoluer                                             très vite vers le choc anaphylactique qui demande un traitement d’urgence                                             car il peut être mortel dans un petit nombre de cas. Ainsi chaque année on                                             déplore en France une centaine de morts par piqûre de guêpe ce qui fait                                             passer la guêpe avant même la vipère en terme de mortalité.

Un individu qui a fait une réaction aussi violente lors d’un piqûre d’hyménoptère doit être muni d’un kit avec de l’adrénaline auto-injectable car ce produit est le traitement d’urgence du choc anaphylactique. Rarement on ira jusqu’à la désensibilisation qui est loin d’être anodine et doit être faite en milieu hospitalier.


Liens vers des sites utiles


http://www.prevention-allergies.asso.fr

Site de l’AFPRAL (association française pour la prévention des allergies).
Cette association a édité un livre de recettes pour allergiques gourmands intitulé
comme il se doit : Allergique et gourmand.


http://www.asthme-allergies.asso.fr et au numéro 01 47 55 03 56
Fournit des renseignements sur l’asthme et plus précisément sur l’asthme allergique.


http://www.afpada.net

Site de l’AFPADA (Association française des personnes atteintes de dermite atopique)


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La très redoutable ambroisie

Un environnement
souvent pollué...

L’allergie à l’œuf est fréquente
et plus encore si c’est un œuf de chat, naturellement !

Tests cutanés

à la recherche de l’allergène

coupable...

Plaque de type eczéma

provoquée par l’allergène

déposé sur la peau:

Test positif !

Eczéma dyshidrosique

de la cheville

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un mail à cette adresse:

 gerard.bouvier2@wanadoo.fr

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