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Dans la série : « Les interviews de Timothée », aujourd’hui…


VIVRE UN ÉTÉ SANS ACCIDENT…

Timothée :

Docteur Bouvier, voici venu l’été et avec l’été le temps des vacances. Des vacances qu’on estime en général bien méritées, en tout cas les miennes !
Et je les aborde avec une longue liste de projets, de rêves ou d’envies.
Alors je ne voudrais pas me casser l’ambiance, mais l’été peut être aussi une période à risque…


Docteur Bouvier:
C’est vrai ! Des incidents, des accidents parfois, et toutes sortes de situations qui peuvent transformer le rêve en cauchemar, ou si j’essaye de ne pas te traumatiser, Timothée, disons simplement en déconvenue !


Timothée:
J’imagine que vous avez beaucoup de bonnes idées à me donner, Docteur Bouvier pour éviter ces désagréments de l’été pour ma santé, parce que pour tout dire j’ai très envie de survivre à ces vacances et de rapporter plein de super souvenirs …

Docteur Bouvier:
C’est légitime ! Par où commencer ? Il est difficile de classer les soucis de santé liés aux vacances selon un ordre logique et je vais donc picorer de ci de là. Enfin… Si tu veux bien !


Timothée:
D’accord ! Peut-être en premier la célèbre turista ?


Docteur Bouvier:
Si tu veux. C’est vrai que c’est un des grands soucis de l’été, surtout pour les voyageurs qui s’éloignent de nos frontières et qui partent en direction des pays chauds. La turista, c’est une diarrhée aiguë d’apparition brutale avec des douleurs abdominales vives qui survient en général dans un délai de quatre à quatorze jours après l’arrivée sur le lieu de tes vacances tropicales. Cette diarrhée va te conduire aux toilettes une dizaine de fois par jour et elle peut s’accompagner aussi de vomissements, de sueurs, d’une grande fatigue et d’une perte de l’appétit. C’est ce tableau clinique-là qu’on appelle la turista chez les voyageurs et tu as bien compris qu’on l’appellerait la gastro-entérite si tu étais restée chez toi. Alors que se passe-t-il ? Et bien tout simplement ton tube digestif vient d’être exposé, sur un territoire nouveau pour lui, à un virus nouveau pour lui et donc contre lequel il était mal immunisé. De même que la faune varie selon les coins du globe, tu sais bien qu’il y a plus d’éléphants en Afrique qu’en Franche-Comté, de même les virus varient aussi. Ces virus inconnus pour nous sont très présents dans les pays chauds et ils seront d’autant plus fréquents dans ton environnement de vacances que tu seras dans un pays pauvre avec une hygiène rudimentaire au niveau des circuits d’eau.


Timothée:
« Est-ce que c’est grave, Docteur ? »


Docteur Bouvier:
Non, en général la turista va guérir très vite, en deux à quatre jours s’il s’agit d’une simple attaque virale. Mais parfois il peut y avoir d’autres germes associés aux virus, comme des staphylocoques ou des salmonelles. Les symptômes peuvent alors être plus sérieux et notamment avec de la fièvre et une diarrhée qui dure plus longtemps et peut devenir dangereuse. Il faut alors consulter un médecin, et ça peut parfois être difficile si tu es en brousse loin de tout, parce qu’il va falloir peut-être des analyses de selles et un traitement adapté au résultat de ces analyses. Donc le mieux est encore de tout mettre en œuvre pour ne pas avoir à se retrouver dans cette fâcheuse posture.


Timothée:
Vous voulez dire assis sur la cuvette des WC ? Mais alors comment faire ?


Docteur Bouvier:
Quelques conseils simples devraient t’aider. D’abord il te faut éviter toute consommation d’eau sauvage.
Ne te fier qu’à de l’eau en bouteille ouverte sous tes yeux avant consommation (et encore faut-il se
méfier des contrefaçons) ou a de l’eau ayant subi avec certitude une ébullition. L’eau gazeuse est préférable en cas de doute parce que le gaz carbonique s’oppose au développement des microbes. C’est douloureux pour moi de te le dire mais ce peut être l’occasion de donner la préférence à cette célèbre boisson gazeuse light ou non qui a envahi la planète. Tu vois de qui je parle, Timothée ?

Il faut aussi éviter toutes les formes d’eau qui échappent à ces précautions : les glaçons, l’eau des rivières, des torrents, et plus compliqué : les eaux de lavage des légumes et des fruits. Ce qui va conduire à donner la préférence aux fruits protégés par une peau : orange, banane, ananas et aussi tous les fruits que l’on peut soi-même peler.

Si tu es loin de tous les circuits rassurants tu peux ajouter à l’eau de boisson un comprimé pour un litre d’un produit désinfectant tel Aquatabs ou Micropur que tu auras acheté en Pharmacie avant ton départ. Mais attention aux grosses soifs parce que le produit doit être introduit dans l’eau ½ heure à une heure avant sa consommation.

Comme on ne peut pas peler les salades tu peux utiliser une eau de lavage traitée par ces produits, et il faudra aussi utiliser cette eau désinfectée pour le lavage des dents bien sûr.


Timothée:
Est-ce qu’il ne serait pas prudent d’emporter quelques médicaments pour « le cas où » ?


Docteur Bouvier:
Ça peut être bien utile. Il faut alors demander une ordonnance à ton médecin traitant sachant qu’il s’agit là d’une prescription de confort pour un voyage d’agrément et tu ne devras donc pas lui tenir rigueur s’il précise sur l’ordonnance « non remboursable », puisque la Sécurité sociale a pour mission de rembourser des malades mais pas des voyageurs. C’est déjà beaucoup !


Timothée:
L’été c’est aussi le temps des piqûres...


Docteur Bouvier:
Oui bien sûr ! Le moustique d’abord. S’il échappe à la traditionnelle chasse à la pantoufle il existe maintenant des raquettes qui délivrent un faible courant électrique grâce à une pile incorporée et lors du contact ce faible courant suffit à occire ce prédateur de ta jolie peau douce. Ah ! Timothée ! Bref…. C’est un exercice qui ressemble un peu au badminton et qui est très efficace. En cas de piqûres il existe de très nombreuses recettes de grands-mères. L’application sur l’impact de très froid comme un glaçon ou de très chaud comme une tasse de café bien chaud peut aider. Mais si l’on est très sensible ou en cas de piqure dans des zones où la piqure est particulièrement désagréable comme aux doigts on peut utiliser une pommade faiblement cortisonée. Attention, ces pommades sont très efficaces mais il faut éviter d’en enduire le visage des jeunes enfants car il a un risque d’induire une atrophie cutanée très disgracieuse et définitive. Il existe aussi d’autres pommades antiprurigineuses que l’on trouve en pharmacie. Et si l’on souhaite une prévention s’enduire la peau avec des produits à base de citronnelle est une solution qui semble décourager plus d’un moustique et qui a de nombreux adeptes.


Timothée:
On parle ici du moustique de chez nous, mais en zone tropicale le problème est fort différent...


Docteur Bouvier:
Tout à fait car les moustiques tropicaux exposent à un risque autrement plus grave en inoculant au moment de la piqure un protozoaire qui va ensuite naviguer dans le sang et s’y multiplier en provoquant une maladie très ennuyeuse qu’on appelle le Paludisme. Heureusement de nos jours on n’arrive plus dans un pays impaludé sans avoir pris des précautions avant le départ c'est-à-dire un traitement préventif que l’on va prendre dès la veille du départ et ensuite pendant 4 semaines après le retour.

Ces traitements doivent être choisis avec soins car il y a maintenant des paludismes qui sont devenus résistants aux traitements si bien que selon la zone visitée un traitement pourra être préconisé plutôt qu’un autre. Ton médecin sera au courant des dernières modifications préconisées par l’OMS pour opposer le traitement efficace pour le pays concerné.


Timothée:
Les piqûres de guêpes sont bien fréquentes aussi et plus ennuyeuses encore...


Docteur Bouvier:
Oui avec deux cas de figure. Si l’on n’est pas allergique aux hyménoptères on va s’en tirer avec une douleur vive et prolongée et là aussi on peut avoir recours aux petits moyens décrits plus haut dont la pommade cortisonée. L’utilisation d’Apis Melifica, une dose en 9CH renouvelée si besoin ¼ d’heure plus tard, puis toutes les heures jusqu’à « guérison », est un remède homéopathique qui peut être utile aussi. Si par contre on est allergique le problème est plus grave car la piqûre peut déclencher des phénomènes généraux dans l’heure qui suit avec urticaire généralisée, gonflement du visage, gène respiratoire, sensation de malaise. Le mieux est alors de se diriger très vite vers l’hôpital le plus proche car des soins urgents sont parfois nécessaires et c’est le cas aussi en cas de piqûre dans la bouche ou en cas de piqûres très nombreuses comme si par exemple on est attaqué par un essaim de guêpes qu’on a maladroitement dérangé.

Toujours dans les piqûres : les méduses ! La sensation est la même qu’avec les orties mais en plus violent. Il faut sortir de l’eau,  éviter de se gratter, et appliquer une pommade calmante.


Timothée:
L’été c’est aussi une période où je suis tentée par toutes sortes d’exploits sportifs.
Si ! Si ! Je vous assure, Docteur. Mais j’arrive sur le terrain de mes exploits
souvent bien mal préparée parce que dans ma vie de tous les jours je suis plutôt
sédentaire et c’est comme ça tout au long de l’année. Et c’est là que tout peut
arriver...


Docteur Bouvier:
C’est vrai. Une préparation physique insuffisante, un enthousiasme débordant, un terrain
inconnu, parfois humide et glissant, des chaussures inadaptées, une coquetterie mal placée
qui fait renoncer à un bâton pour s’aider, un sac à dos volumineux qui modifie notre centre de gravité et c’est le faux-mouvement, une torsion d’une articulation qui dépasse ses angles physiologique ou même une chute. Dans le pire des cas c’est la fracture qui nécessitera un déplacement vers l’hôpital ou d’autres fois -moindre mal- ce sera une entorse.

L’entorse qui est due à un étirement du ligament parfois jusqu’à sa déchirure, se manifeste par une douleur spontanée, aggravée lorsqu’on appuie sur la zone très localisée où le ligament est blessé. Il y a la plupart du temps un gonflement, un œdème et parfois un hématome qui va s’étendre peu à peu les jours suivants.

Dans l’immédiat il faut pratiquer un glaçage de l’articulation avec de la glace pilée dans un sac plastique par exemple que l’on pose sur l’articulation ¼ d’heure plusieurs fois par jour. Bien sûr les projets vont devoir être révisés à la baisse pendant quelques jours parce que le repos de cette articulation –c’est le plus souvent la cheville mais pas que- le repos est indispensable pour une cicatrisation correcte. On aura tout intérêt à consulter un médecin car si les entorses bénignes ne nécessitent pas de contention, les entorses graves peuvent nécessiter un strapping ou même un  plâtre. Et l’on sera parfois obligé de pratiquer une radiographie pour évaluer précisément le type de lésion articulaire.

Si le ligament a été gravement lésé il faudra ensuite envisager une rééducation articulaire par un kinésithérapeute pour retrouver à la guérison l’intégrité de ses possibilités articulaires.


Timothée:
Bon ! Alors je programme plutôt l’entorse pour la fin des vacances
parce que ça jette un froid sur mes projets votre histoire…


Docteur Bouvier:
Malheureusement c’est plutôt le premier ou le deuxième jour que l’accident va t’arriver, Timothée, quand ton organisme sera encore mal échauffé et qu’il devra affronter tous les projets que ton enthousiasme lui propose...


Timothée:
Bon alors : la turista, les piqûres de divers insectes, la traumatologie et maintenant les entorses. Ça commence à faire, mais même si on ne veut porter la guigne à personne on n’a pas fini le tour de tous les avatars possibles pendant les vacances.


Docteur Bouvier:
C’est vrai les vacances tu vois Timothée c’est comme la vraie vie, tout peut arriver.

On peut compléter la liste de la petite traumatologie en parlant de nos pieds…


Timothée:
C’est vrai : les vacances c’est le pied !


Docteur Bouvier:
Bien sûr mais aussi, qui dit vacances dit souvent marche : excursions, balades, randonnées… et c’est donc de nos pieds
dont il s’agit. 



La première idée est d’éviter de marcher pieds nus sur des terrains qui ne sont pas nos lieux habituels et qui donc peuvent nous exposer à des dangers auxquels nous n’avions pas pensé. Alors sandales en plastique, tennis, peu importe mais en tout cas éviter le pied nu. Surtout en bord de mer sur les rochers. On voit souvent les baigneurs avancer pas à pas délicatement sur les rochers, rien ne se passe sauf que soudain c’est la glissade et ça se termine par une plaie sous le pied.

Le premier geste à faire est bien sûr de nettoyer la plaie et d’appliquer une solution désinfectante puis un pansement protecteur. La toilette de la plaie et le pansement seront à refaire plusieurs fois par jour parce que le pied par nature est au contact du sol et donc constamment exposé à des souillures.

Il faudra malheureusement éviter les bains de mer jusqu’à la cicatrisation parce que si l’eau de mer est un bon désinfectant, par contre sa teneur en sel retarde la cicatrisation.


Timothée:
La pratique de la randonnée expose aussi le pied à un autre problème : les fameuses ampoules.

Docteur Bouvier:
D’autant que souvent tu vas utiliser pour randonner des chaussures qui ne sont pas celles de tous les jours et qui auront peut être durci dans un placard depuis l’année dernière. Une bonne prévention est de toujours veiller à des chaussures adaptées et ne comportant idéalement pas de surfaces dures. N’oublie pas non plus que les pieds de ton enfant grandissent et que ses chaussures de randonnée de l’an passé ne sont probablement plus adaptées.

Une prévention pour éviter la constitution des ampoules peut consister en l’application non pas tant de pansements qui peuvent au contraire générer des frottements nocifs, mais plutôt d’une fine membrane qu’on appelle une « double peau » que l’on trouve en pharmacie et qui est très utile à titre préventif ou curatif. La zone la plus sensible c’est le talon d’Achille.


Timothée:
Quand on voit une belle ampoule qui fait saillie, gorgée de liquide la tentation est forte de la percer avec une aiguille. Est-ce une bonne idée ?


Docteur Bouvier:

Oui et non. D’abord veiller à utiliser une aiguille qui aura été rougie et donc désinfectée dans la flamme d’un briquet. Mais il ne faut percer que les ampoules qui sont douloureuses et savoir respecter les autres qui guériront spontanément en quelques jours. Parce que le fait de percer crée naturellement un trou par où peut pénétrer un microbe et donc infecter l’ampoule ce qui va ajouter un danger dont on aurait pu se passer.

Si tu n’as pu réprimer ton envie et que tu l’as percée, ou si elle s’est percée toute seule, il faut alors une désinfection soigneuse par exemple avec de la Bétadine ou de l’Hexomédine, et un pansement à changer –là aussi- plusieurs fois par jour.


Timothée:
Qu’est-ce qu’on rigole : continuons le tour des incidents et accidents de l’été : c’est la saison des barbecues avec là un risque de brûlures...


Docteur Bouvier:
Oui ça peut arriver même aux plus adroits ! La brûlure, toutes causes confondues est un accident très fréquent. On estime à 400 000 par an le nombre des brûlures en France ayant donné lieu à des soins médicaux dont 3 700 sont hospitalisées.

Heureusement le plus souvent les brûlures de barbecue sont superficielles à condition naturellement de ne pas employer des moyens absurdes pour lancer le feu ou pour faciliter la combustion comme l’alcool à brûler et à condition aussi d’assurer une parfaite stabilité et une parfaite protection aux barbecues de fortune dont on aura bien sûr pris soin d’éloigner les enfants. Bon ! J’ai un peu l’impression d’enfoncer des portes ouvertes, Timothée, mais l’insouciance des vacances peut conduire à des imprudences inhabituelles.

S’agissant des barbecues il s’agira souvent d’une brûlure superficielle avec une rougeur qui cicatrisera en une dizaine de jours. C’est ce qu’on appelle la brûlure du premier degré équivalent d’un bon coup de soleil. Des applications froides calmeront la douleur.

La brûlure du second degré est plus ennuyeuse avec apparition d’une bulle qu’on appelle une phlyctène. S’il y a une perte de la sensibilité cutanée il s’agit d’un second degré profond qu’il vaut mieux confier à un médecin. Dans ces brûlures du second degré il faut éviter à tout prix la surinfection qui poserait des problèmes durables de cicatrisation. C’est pour ça qu’on doit protéger la brûlure avec des pansements gras parfois imprégnés d’antibiotiques.

Bien sûr il existe des brûlures plus profondes encore mais là l’entourage a vite compris qu’une hospitalisation immédiate est nécessaire.

Une bonne attitude en cas de brûlure pas trop grave c’est d’appliquer la règle des 3 vingt : faire couler sur la zone brûlée de l’eau à 20° (par exemple l’eau du robinet), à 20 cm de la zone brûlée pour couler sur la peau sans la heurter, et pendant 20 minutes.


Timothée:
On parle de plaie, d’ampoule au pied, de brûlures...


Docteur Bouvier:
Oui ! Je vous vois venir et je sais comme tu es déjà savante : bien entendu il nous faut ne pas oublier le vaccin antitétanique parce que toute effraction cutanée même minime est potentiellement tétanigène et que le tétanos est une maladie effroyablement grave dont on sait se protéger à 100% avec un vaccin très bien toléré. Donc bonne occasion avant le départ en vacances de vérifier l’état de ses vaccinations et l’on rappelle que le vaccin antitétanique demande un rappel tous les 5 ans chez l’enfant et tous les dix ans chez l’adulte. Au moindre doute, même si l’on pense pouvoir soigner soi-même une plaie minime, ne pas hésiter à consulter avec un vaccin antitétanique si l’on pense ne pas être à jour.


Timothée:
C’est aussi la saison des baignades, avec là aussi quelques dangers...


Docteur Bouvier:
Bien sûr et tous les ans les journaux titrent sur une « baignade tragique » ici ou là.
Il y a des précautions à prendre car la plupart des noyades sont évitables.

Le premier conseil est de ne pas surestimer ses capacités et d’éviter de se baigner seul...


Timothée:
Docteur reconnaissez avec moi que sur la plupart de nos plages la solitude
est bien rare !


Docteur Bouvier:
C’est vrai ! Mais il y a un certain nombre de règles à respecter. Respecter le balisage des plages, éviter de se jeter à l’eau immédiatement après un repas copieux et arrosé ou après une exposition à une chaleur intense par exemple dans une voiture surchauffée. Éviter les paris stupides en se proposant des challenges qui dépassent notre condition physique actuelle. Se souvenir que chaque été c’est aussi un an de plus et que les exploits de jadis sont peut être maintenant hors de portée.

Se rappeler qu’un enfant reste un enfant et probablement plus encore en vacances. Donc ne pas les quitter des yeux. Attention aux bouées inadaptées, trop larges où ils peuvent glisser, attentions aux bouées en forme d’animaux qui peuvent se retourner et les mettre en difficulté. Attention à l’enfant qui se jette à l’eau sans brassard parce qu’il a oublié qu’il venait de les retirer pour s’adonner à des jeux de plage.

Timothée:
Bon, et bien je crois que je sais à peu près tout !  Quelques derniers conseils...


Docteur Bouvier:
Oui, en vrac. Ne pas oublier l’ordonnance de ton traitement habituel si tu en as un qui porte donc le nom et les coordonnées de ton médecin qui pourra être joint en cas de souci. Et naturellement emporter ton traitement s’il y a lieu.

Avoir toujours sur soi la liste des numéros d’urgence: le Samu c’est le 15, les Pompiers c’est le 18, Police Secours c’est le 17, l’appel d’urgence en Europe c’est le 112 qui permet de vous localiser à partir d’un portable, le 1616 c’est le secours en mer qui vous localise à partir d’un portable et le 116000 c’est le numéro d’urgence dans toute l’Europe pour signaler la disparition d’un enfant. Bon on ne le souhaite à personne, mais c’est toujours bon à savoir.

Timothée:
Mais les vacances ce ne sont pas que des catastrophes et l’on espère en partant en vacances
 la mer peut être, beaucoup de soleil et qui sait de belles rencontres !


Docteur Bouvier:
Alors deux derniers points puisque tu me parles avec gourmandise de sea, sex and sun. Évite une insolation
qui associe un coup de soleil et un coup de chaleur en te protégeant et du soleil et de la chaleur excessive,
en buvant beaucoup pour éviter la déshydratation qui l’accompagne, en faisant boire beaucoup les nourrissons
et les enfants bien plus sensibles encore que les adultes, comme d’ailleurs aussi les personnes âgées.
Et le cas échéant, lutte contre la fièvre qui monte facilement à 40° en cas d’insolation et qui va encore aggraver
la situation ; lutte contre elle par des bains tièdes et du paracétamol.

Pour ce qui est du sexe, il est vrai que les vacances sont parfois l’occasion de tendres rencontres, on connaît
bien cette expression « les amours de vacances » qui peut-être à certains d’entre nous rappellent de doux
souvenirs. Ou parfois de cuisants. Mais ça n’est pas le sujet et ce pourrait être l’objet d’une autre interview
puisque je vois que ça te plait bien. Tout ça pour dire qu’il est tout à fait nécessaire d’avoir toujours sur soi,
ou en tout cas à la portée de la main, un préservatif. Et si tu me dis « mais enfin docteur ! Je ne mange pas
de ce pain là » …


Timothée:
Ah ! Mais j’ai rien dit moi…


Docteur Bouvier

Oui j’ai bien remarqué ! Et bien ce que je voulais dire c’est qu’ il faut en prendre un même si l’on ne se sent pas à priori concerné parce que ça peut toujours rendre service à quelqu’un dans ton entourage et c’est parfois un petit cadeau pas cher qui peut rapporter gros !


Timothée:
Merci, Doc
teur Bouvier pour tous ces conseils.


Docteur Bouvier:
Il te reste à les suivre, Timothée. Et on sait bien que suivre les conseils c’est parfois difficile... Mais en tout cas bonnes vacances à toi.


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