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l’infarctus du myocarde et l’angine de poitrine

Sommaire de la page cardiologie


L'angine de poitrine et l' infarctus du myocarde sont la conséquence de l'apport sanguin insuffisant au niveau du muscle cardiaque.

Si, chez vous, vous oubliez pendant une longue période d'arroser vos plantes vertes vous allez avoir la mauvaise surprise de constater qu'elles se dessèchent puis qu'elles meurent. De même que les tissus végétaux ont besoin d'un apport régulier d'eau pour survivre, de même le muscle cardiaque a besoin d'oxygène (et donc d'une circulation sanguine efficace) pour survivre…

Le coeur est un muscle, et comme tous les muscles il est un gros consommateur d'énergie. Et plus encore le coeur dont l'activité est incessante de nuit comme de jour.

L'apport sanguin au niveau du muscle cardiaque se fait grâce à de petites artères que l'on appelle les artères coronaires. Ces artères sont sujettes plus que d'autres encore à l'athérome. L'athérome se présente sous la forme d'une plaque qui au fur et à mesure de sa formation va rétrécir le calibre du vaisseau. Cette plaque est fragile, elle peut s'ulcérer et en ce cas, à sa surface, les plaquettes sanguines vont venir se coller les unes aux autres et former ainsi un thrombus c'est-à-dire un caillot.

La coronaire est alors bouchée. Il n'y a plus d'apport d'oxygène. Le tissu cardiaque va mourir : on parle alors de nécrose.

Lorsque la coronaire est simplement rétrécie il y a un défaut d'apport d'oxygène notamment à l'effort. Ceci se manifeste par des crises douloureuses thoraciques que l'on appelle l'angine de poitrine.

Mais lorsque la coronaire es totalement bouchée c'est la nécrose que l'on appelle aussi l'infarctus (i). Selon la localisation de la zone infarcie le risque pour la santé sera plus ou moins grave pouvant aller de la mort subite à un simple accident cardiaque localisé qui parfois ne sera pas même ressenti par le malade.

Les cellules cardiaques privées d'oxygène perdent leur propriété de conduction de l'influx qui permet la contraction cardiaque. C'est pourquoi un certain nombre de patients sera affecté dans les suites de l'infarctus du myocarde d'un trouble du rythme cardiaque. Celui-ci peut aussi parfois être mortel.

L'infarctus est un  et l'on estime qu'un Français sur dix décède à la suite d'un infarctus du myocarde. Après 65 ans c'est même un Français sur cinq. Le risque de faire un infarctus du myocarde est moindre chez la femme, du moins avant la ménopause, car chez elle ce risque augmente ensuite rapidement.

Les facteurs de risques :

Les facteurs de risques d'angine de poitrine et infarctus du myocarde se confondent avec les facteurs de risques de l'athérome.

Le tabac est la cause principale. Mais l'hypercholestérolémie, l'hypertension artérielle, le diabète de type 2, l'élévation sanguine du taux de l'acide urique et dans une moindre mesure le stress sont aussi des causes favorisantes reconnues.

Les circonstances d'apparition et les signes cliniques de l'angine de poitrine et de l'infarctus du myocarde :

L'angine de poitrine :

elle se manifeste par une douleur constrictive et oppressante qui apparaît en général lors d'un effort ou immédiatement après lui. La douleur est vive et elle l'oblige à interrompre l'effort en cours. C'est une douleur qui est située au milieu de la poitrine, en arrière du sternum et qui donne l'impression que le thorax est pris dans un étau. C'est en général une douleur médiane, même si le coeur est-comme chacun sait-situé dans la partie gauche du thorax. Souvent mais pas toujours, cette douleur présente des irradiations, c'est-à-dire des prolongements. À partir de la douleur médio thoracique, les prolongements les plus habituels se font vers le haut en direction de la mâchoire inférieure, dans les deux bras, mais principalement dans le bras gauche et dans l'épaule gauche. Cette douleur présente en outre la particularité d'être très angoissante.

L'infarctus du myocarde :

la douleur est à peu près du même type que la douleur de l'angine de poitrine. Mais c'est le plus souvent une douleur plus violente encore et qui étonne par sa durée. Alors que la douleur de l'angine de poitrine dure de 30 secondes à peu de minutes, la douleur d'un infarctus du myocarde peut se prolonger des heures. C'est une douleur qui ne sait pas au repos ni non plus la nuit. Si vous disposez à portée de la main de tensiomètre, vous pourrez constater une baisse de la tension artérielle habituelle qui est la conséquence d'une baisse du débit cardiaque.

Attention, cette douleur d'infarctus du myocarde est une urgence. Pour se rassurer le patient a le plus souvent recours à des explications personnelles : j'ai pris froid, j'ai fait un faux mouvement, j'ai pris une mauvaise position pendant la nuit… Il est important de ne pas céder à ces interprétations rassurantes et de mettre en route le plus vite possible un traitement d'urgence.

C'est de la rapidité avec laquelle le traitement aura été mis en route que dépend son efficacité. Au cours des années récentes une plus grande rapidité dans la prise en charge des infarctus du myocarde associée aussi avec des traitements plus performants a permis de faire beaucoup diminuer la mortalité des infarctus. Il n'en reste pas moins que le pronostic de l'infarctus reste sévère : 15 % des patients décèdent avant leur arrivée à l'hôpital, 10 % pendant l'hospitalisation, et 10 % dans les mois qui suivent.

C'est bien pourquoi il est si important de bien reconnaître la douleur typique de l'infarctus du myocarde et c'est ce qui donne tout son sens au petit article que vous êtes en train de lire.

Que faire en cas de suspicion d'infarctus du myocarde lorsque l'on est à domicile ?

Il faut de toute urgence prévenir un médecin. Votre médecin traitant bien sûr, mais au moindre doute d'une prise en charge différée, il faut donner la priorité au SAMU… En attendant les secours, le patient doit laisser rester allongé au repos total. Il faut se mettre à l'aise et se débarrasser de tous les vêtements serrés. Le médecin que vous aurez pu joindre au téléphone vous proposera vraisemblablement de prendre dès que possible une faible dose d'aspirine (en l'absence d'ulcère digestif connu, ou d'allergie à l'aspirine…)

En cas de difficultés respiratoires, le patient sera installé en position demie assise. S'il y a une sensation de malaise il faut allonger le patient avec les jambes légèrement surélevées.

Dès l'arrivée des secours le patient est immédiatement pris en charge : mise en place d'une perfusion, électrocardiogramme en continu, administration de médicaments dans le but de dissoudre le plus vite possible le caillot en cause, mais aussi de limiter le risque de trouble du rythme tout en essayant de dilater le réseau coronaire encore efficace.

La thrombolyse, c'est-à-dire le traitement visant à dissoudre le thrombus, c'est-à-dire le caillot doit être commencée pour être efficace dans les trois premières heures qui suivent l'accident.

La violence de la douleur et l'anxiété qui y est associée nécessitera parfois la prescription de morphine. Dans un deuxième temps, mais le plus rapidement possible un traitement chirurgical peut-être proposé. Une coronarographie c'est-à-dire une radiographie montrant la circulation dans les artères coronaires après injection de produits de contraste pourra conduire le chirurgien vasculaire vers une indication chirurgicale. Différentes interventions sont possibles : une dilatation de la coronaire rétrécie par la plaque d'athérome, la pose d'un stent, une angioplastie ou un pontage aorto-coronarien. Au décours de ces interventions une réadaptation progressive à l'effort, souvent en milieu spécialisé est le plus souvent conseillée.


La plaque d’athérome se constitue de façon progressive. Elle obture de plus en plus l’artère coronaire ce qui a pour conséquence de diminuer le flux sanguin et donc l’apport d’oxygène.



En passant par l’artère fémorale au pli de la cuisse et en remontant sous contrôle visuel radiologique ou pénètre dans l’artère coronaire atteinte. Le très fin cathéter franchit la zone de la plaque d’athérome.
On interrompt alors sa progression.


Une fois en place on gonfle le ballonnet
qui entoure le cathéter.
Il vient s’accoler à la plaque d’athérome.
On continue prudemment le gonflage…
La plaque d’athérome se laisse écraser et distendre.



L’opération est terminée. On retire cathéter et ballonnet.
La plaque d’athérome écrasée laisse désormais le passage
à un flux sanguin restauré.

ANGIOPLASTIE CORONAIRE

LES TROUBLES DU RYTHME POSSIBLES LORS DE L’INFARCTUS

A: Rythme cardiaque normal     B: Onde de Pardee
                                            avec son dôme typique
                                         de la nécrose myocardique

C: Fibrillation auriculaire       D : Fibrillation ventriculaire                                                 suivie d’une pause…                                                  Attention danger!

A
D
C
B


Le principe de départ est le même
que dans l’angioplastie par ballonnet mais ici
on ne se contente pas de venir écraser temporairement
la plaque d’athérome pour élargir le calibre artériel
mais on introduit un fin grillage (le stent) qui vient s’ouvrir dans la lumière artérielle et qu’ensuite on laisse en place
après avoir retiré le matériel ayant servi à le poser.


ANGIOPLASTIE PAR STENT

Qui a bouché une artère coronaire pourra bien sûr en boucher une autre et il est capital pour éviter la récidive de mettre sur pied un projet très élaboré pour supprimer les facteurs de risques. Il sera donc très important que les fumeurs renoncent à leur addiction en se faisant aider par tous les moyens dont nous disposons actuellement (voir la page compétente dans ce site)

Fumer 25 cigarettes par jour multiplie par cinq le risque de maladies cardio-vasculaires...

Les autres facteurs de risques seront aussi l'objet d'une prise en charge attentive, diabète de type 2, dyslipidémie (dont l’excès du cholestérol sanguin), hypertension artérielle, sédentarité, etc.

PRINCIPAL
FACTEUR DE RISQUE
ÉVITABLE

RÉHABILITATION PROGRESSIVE
ET SURVEILLÉE À L’EFFORT
APRÈS INFARCTUS DU MYOCARDE

ATTENTION !
CETTE DOULEUR TYPIQUE
DOIT ÊTRE PRISE AU SÉRIEUX

EN URGENCE !

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Le principe du pontage consiste à trouver parmi différents vaisseaux de l’organisme un vaisseau sain artériel ou veineux
dont la taille est suffisante pour remplacer une artère coronaire, mais qui est suffisamment accessoire pour pouvoir être retirer sans mettre en péril le sujet.

Ce vaisseau une fois retiré est greffé entre le départ de l’aorte et l’artère coronaire en dessous de la zone obturée.

Il s’agit donc d’une auto-greffe,
opération toujours bien supportée
sur le plan immunologique.

Ainsi le muscle cardiaque est
normalement irrigué au dessus du bouchon
et le greffon restaure une circulation normale en dessous du bouchon qu’on peut appeler
de façon plus scientifique
une sténose d’origine athéromateuse compliquée d’un thrombus
c’est à dire d’un caillot.