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Une autre façon de faire consiste à augmenter le diamètre des tuyaux. A volume égal la conséquence est alors la même : la pression baisse. Les béta bloquants par exemple agissent sur le système nerveux sympathique en affaiblissant ses possibilités de vaso-constriction. Moins de constriction, c’est l’équivalent d’une dilatation et la dilatation augmente les diamètres : la pression diminue.

Les anticalciques agissent différemment mais dans le même sens : le calcium contribue localement  à la contraction des muscles lisses des vaisseaux. Les anticalciques en empêchant cette contraction provoquent une dilatation relative.

Les inhibiteurs de l’enzyme de conversion empêchent la transformation de molécules qui aboutissent à l’angiotensine II qui est une hormone vaso-constrictive. Et là encore empêcher une vasoconstriction conduit à une vasodilatation qui abaisse la tension.


Quelles conclusions au terme de ce voyage dans l’hypertension ?


Les traitements que nous venons de citer votre médecin les connaît bien et il pourra vous les prescrire pour protéger votre avenir. Parfois et même souvent il sera amené à utiliser une association de plusieurs traitements. Certains ont des effets secondaires désagréables chez certains patients mais ils peuvent alors être remplacés par d’autres.
Et a force d’obstination l’on doit trouver le traitement bien toléré et efficace.


Mais l’on ne perd pas de vue ce message de tout à l’heure :
l’hypertension c’est un traitement mais aussi un autre mode de vie
à adopter dans la mesure du possible...


Et aussi l’hypertension c’est un dépistage et une surveillance.


Les patients sont souvent un peu perdus lorsqu’on leur parle de médecine parce que beaucoup de maladies sont difficiles à comprendre dans leurs causes, leurs mécanismes, leurs conséquences, les principes de leurs traitements...  par contre l’hypertension nous paraît assez facile à comprendre. Et pourtant tout est-il si simple ?


C'est vrai l’hypertension pourrait assez bien se résumer à un problème de tuyauterie assez facile à comprendre.

Une pompe, le cœur, envoie un liquide, le sang, sous une certaine pression ou si l’on veut sous une certaine tension, dans des tuyaux, les artères qui distribuent le sang dans les différents organes qui en ont grand besoin puisque le sang va apporter des éléments nutritifs comme le glucose, de l’oxygène et bien plus encore puisqu’il transporte aussi des messages sous forme d’hormones, des armes de défenses sous forme d’anticorps et bien d’autres éléments indispensables à la vie.

Donc l’hypertension artérielle pourrait de façon très basique se résumer à un excès de pression dans cette tuyauterie que sont les artères.

En quoi cette hypertension, cet excès de pression est-il nuisible à la santé ?


Pour simplifier on peut dire que le cœur doit forcer pour obtenir une telle pression. Il fatigue. La pompe s’essouffle et le patient aussi qui va évoluer vers l’insuffisance cardiaque. Par ailleurs une surpression dans des artères qui vieillissent –et chacun sait bien qu’on a l’âge de ses artères-  peut causer une rupture de canalisation qui bien sur sera très grave : c’est la cause de certains accidents vasculaires cérébraux ou de certaines ruptures d’anévrismes et d’autres accidents circulatoires...

La tension artérielle est définie par deux chiffres : le premier, le plus élevé correspond à la pression lorsque le cœur se contracte et se vide en envoyant le sang vers les artères. C’est la tension systolique.

Le deuxième chiffre correspond à la tension quand le cœur se relâche et se remplit du sang venu des veines. C’est la pression diastolique. On dit aussi pression maximale et pression minimale pour évoquer ces deux chiffres. Pour compliquer le tout on parle parfois en centimètres de mercure. La tension est considérée comme normale dans cette unité quand elle est inférieure à 14/9. Si l’on parle en millimètres de mercure la tension normale est inférieure à 140/90. Attention certaines circonstances particulières (diabète, insuffisance rénale, grossesse,...) peuvent nécessiter des chiffres plus bas.

L’hypertension reste une affection grave et qui doit être surveillée de près. C’est aussi une affection très fréquente et l’on a tous dans notre entourage des hypertendus. C’est un sujet de conversation des plus fréquents dans les réunions de famille...


On estime qu’il y aurait plus de 10 millions de français hypertendus dont un quart l’ignorent et seulement un peu plus de la moitié seraient traités. Et parmi ceux qui sont traités beaucoup le sont de façon incomplète et restent mal équilibrés. C’est un constat un peu accablant d’autant qu’on a l’impression de consacrer beaucoup d’énergie à l’hypertension puisque c’est le motif de consultation le plus fréquent en médecine générale. Mais si l’on est devant cette réalité c’est qu’il existe beaucoup d’obstacles pour obtenir un traitement efficace de la population.

Quels sont les obstacles à une prise en charge correcte de l’hypertension artérielle et comment les contourner ?


Quelques messages très simples pour améliorer la prise en charge de la maladie hypertensive.

Le premier obstacle c’est que, si l’on a une crise de goutte, ça fait tellement mal que l’on va se précipiter chez son médecin généraliste pour obtenir un traitement.

Le gros souci que l’on a avec l’hypertension artérielle c’est que c’est une affection indolore et qui va progresser de façon insidieuse à l’insu du patient qui risque souvent de ne la découvrir qu’à l’occasion d’une complication, autrement dit lorsqu’il est trop tard. Les symptômes d’alerte ne sont pas du tout obligatoires. Et lorsqu’ils existent ils sont très discrets : petit mal de tête ou sensation de tête lourde, fatigue banale, discrets vertiges très fugaces, bourdonnements d’oreilles transitoires, essoufflement d’apparition très progressive.

Nous sommes donc là dans des symptômes très anodins et le plus souvent on va les mettre sur le compte de la fatigue du vieillissement ou de l’air du temps. Il n’y aura pas de consultation, pas de prise en charge et l’évolution naturelle se fait vers l’aggravation et le danger d’une complication soudaine.

Il y a de nombreuses occasions de se faire prendre la tension : la médecine du travail, les consultations chez le gynécologue, les visites obligatoires pour le sport, et tous les rendez-vous chez notre médecin traitant... Comment aujourd’hui un hypertendu peut-il ignorer son hypertension ?


Bien sûr. Mais on a beau avoir la chance de posséder –parait-il- une des plus belles médecines du monde il faut savoir que la médecine du travail ne concerne plus la tranche d’âge des plus de 60 ans qui sont les plus concernés par l’hypertension, que beaucoup de nos concitoyens échappent aux contrôles de la médecine du travail, que les visites de gynécologue ou du sport concernent aussi plutôt les jeunes et cela peut surprendre mais c’est ainsi, beaucoup d’individus ne consultent jamais un médecin traitant surtout les hommes. Avec ce raisonnement un peu simpliste : « je ne vois pas pourquoi j’irai embêter un docteur alors que je ne souffre de rien ». Cette attitude nous prive de tout un pan de la médecine qui est ce qu’on appelle « la médecine préventive » et manque de chance c’est justement un des rôles clef de la médecine préventive que d’assurer le dépistage de l’hypertension.

C’est ainsi qu’un très grand nombre de sujets est porteur d’une hypertension qu’il ignore.

Faut-il alors rejoindre le Docteur Knock et dire que « tout bien portant est un malade qui s’ignore » ?


Il ne faut probablement pas le dire aussi brutalement mais c’est vrai qu’il faut conseiller à ceux qui lisent ces lignes de faire vérifier à partir de 40 ans leur tension, par exemple tous les deux ans ce qui parait bien raisonnable (non seulement la Sécu n’en mourra pas, mais ce sera là une économie en évitant les futures conséquences tragiques de l’accident du à l’hypertension) avec une prise de sang une fois sur deux pour la recherche du diabète, d’un excès de cholestérol ou d’autres item adaptés au cas de chacun en fonction de l’interrogatoire et de l’examen clinique du médecin.

Et encore faudra-t-il en cas de diagnostic d’hypertension débutante accorder un crédit à ce diagnostic. Ne pas dire ; c’est son appareil qui ne marche pas, c’est parce que j’étais fatigué, c’est parce que je me suis énervé en l’attendant en salle d’attente, etc.

Stress et surmenage
sont des facteurs d’hypertension

Quels sont les autres obstacles pour organiser la prise en charge une hypertension artérielle ?


Il faut savoir que le médecin éprouve de grosses difficultés à faire ce diagnostic qui pourtant semble si simple. La tension artérielle est par nature très variable. Elle est soumise à des systèmes de régulation qui s’opposent jusqu’à créer un équilibre. Il y a un système qui fait monter la tension (comme par exemple lors d’un stress) et un système qui la fait baisser (comme par exemple lors de l’alitement). Ces systèmes sont extrêmement complexes et font intervenir des structures nombreuses et diverses : par exemple le système nerveux autonome, les reins, certaines glandes comme la surrénale, etc.
La tension artérielle mesurée au bras avec le brassard du tensiomètre donne la tension instantanée au moment où on la mesure. Mais le lendemain ou quelques heures plus tard ou même dix minutes plus tard l’organisme aura eu à affronter de nouvelles circonstances de vie et l’équilibre se sera fait sur d’autres chiffres parfois forts différents.

Il est donc très difficile pour le médecin de connaître le chiffre précis de la tension artérielle qui en théorie devrait être prise au cabinet après 15 minutes de repos ce qui n’est pas toujours possible dans le contexte actuel.

Pourquoi alors ne pas avoir recours aux appareils vendus dans les pharmacies, les grandes surfaces ou Internet pour que le patient mesure lui-même sa tension à son domicile ?


Les médecins étaient très gênés par la variabilité naturelle de la tension artérielle. Ils ont mis au point des méthodes pour obtenir des chiffres le plus fiables possible malgré cette variabilité de la tension artérielle.

Ces méthodes consistent à répéter les prises pour faire des moyennes ; ou bien encore à prêter au patient des appareils pour que chacun puisse réaliser des auto-mesures à domicile ; ou bien encore méthode la plus fiable mais aussi la plus lourde on peut poser sur le patient pendant 24 heures un appareil qui s’appelle un Holter-Tension et qui va enregistrer la tension de façon automatique toutes les 20 minutes y compris la nuit. On obtient grâce à l’informatique une représentation graphique des résultats qui est extrêmement précieuse pour le médecin y compris en donnant la tension artérielle de la nuit car on sait que beaucoup d’accidents vasculaires ont lieu pendant la nuit et il est donc utile de connaître la tension pendant le sommeil et c’est naturellement là le seul moyen de l’obtenir.

C’est également un moyen magique pour savoir si l’effet d’un traitement est égal sur les 24 heures et ne laisse pas des « trous thérapeutiques » dans la prise en charge du patient.

L’usage d’appareil du commerce peut être très utile aussi parce qu’il permet de rendre négligeable l’effet « blouse blanche ».

L’effet blouse blanche c’est une augmentation artificielle de la tension artérielle quand la mesure est faite par un personnel médical : médecin, infirmière ou sage-femme... C’est une sorte de réaction de stress qui majore la tension et ce qui est plus grave c’est que non seulement le résultat est faussé mais qu’il est plus ou moins faussé selon l’appréhension du moment, le tempérament du sujet et la raison pour laquelle on fait la mesure de la tension. Si par exemple votre généraliste a trouvé 18 de tension lors de votre dernier examen, il va suffire que vous vous disiez « j’espère qu’il ne va pas me trouver encore 18 » pour qu’il vous trouve 20 !

L’auto-mesure à domicile évite en grande partie cette réaction de stress qui fausse les résultats obtenus et surtout elle permet de multiplier les mesures, de faire varier les circonstances : au lever, pendant la digestion, après un effort, au coucher, lors d’une sensation de vertige ou de malaise, lorsque l’on est en colère, etc. Naturellement ces mesures en grand nombre sont très utiles pour votre médecin traitant qui y aura accès facilement soit que vous les ayez relevés sur un papier soit qu’elles soient enregistrées dans la mémoire de l’appareil et alors il n’a plus qu’à les faire défiler et les lire.

Tous les appareils d’auto-mesure se valent-ils ?


Non bien sûr et s’agissant d’un matériel dont on attend un résultat concernant la santé on est en droit d’exiger un appareil de qualité. Il existe une liste publiée par l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé) :

ANSM à  onglet dossiers  à  appareils d’auto-mesure tensionnelle

Votre pharmacien peut aussi vous conseiller, il connaît les appareils fiables et ceux qui le sont moins.

Constitution progressive de la plaque
d’athérome
une zone artérielle désormais fragile
où tout devient possible : formation
d’un caillot, rupture vasculaire…

Abordons le vaste thème des facteurs de risque…  


L’hypertension pose bien sûr un problème en elle-même. Le fait d’avoir une pression excessive dans le système cardio-vasculaire va provoquer un vieillissement prématuré des artères. Elles perdront de leur souplesse, s’adapteront mal à l’effort, seront plus facilement attaquées par l’athérome qui formera à l’intérieur de leur paroi des plaques d’un tissu graisseux et friable ce qui viendra encore aggraver leur fragilité. Et un jour ces artères vont se rétrécir, où se boucher, ou être le point de départ de redoutables caillots qui iront boucher d’autres artères un peu plus loin.

Dans le même temps la pompe cardiaque va s’épuiser, incapable de maintenir longtemps une telle pression et on va évoluer vers l’insuffisance cardiaque avec essoufflement d’abord à l’effort et finalement au repos, œdèmes des membres inférieurs, œdème du poumon. Et l’évolution terminale de cette défaillance cardiaque risque de se faire vers la mort. On est donc bien là devant une maladie d’une grande gravité.

Mais si cette maladie est déjà grave en elle-même pour la personne âgée, elle le deviendra plus rapidement encore bien sûr s’il existe des facteurs de risque associés se permettant alors de frapper des sujets beaucoup plus jeunes.

Ce sont ces facteurs de risque sur lesquels il faut intervenir le plus vite possible pour freiner l’évolution trop rapide de la maladie hypertensive.

Comment  intervenir sur ces facteurs de risques ?


Pour certains on ne peut rien ou pas grand-chose. Par exemple le fait d’être un homme expose plus aux maladies cardio-vasculaires induites par l’hypertension. Si l’on est un homme, on n’y peut rien. C’est la même chose pour l’âge : à partir de 50 ans l’hypertension deviendra de plus en plus fréquente dans la population.
De même pour l’hérédité. L’hypertension a un fort caractère familial et si vous appartenez à une famille où les parents, la fratrie ou les oncles et tantes sont hypertendus votre risque est majoré.

La première idée est de dire que sur ces facteurs de risque l’on est bien impuissant !

Et pourtant ! Si vous êtes dans ce cas c’est le moment d’organiser avec votre médecin traitant une stratégie de surveillance efficace et de voir comment on peut lutter contre les autres facteurs de risques qui eux sont modifiables et parfois de façon relativement simple.

Quels sont ces autres facteurs de risque sur lesquels il est plus facile d’intervenir ?


« Facile » n’est peut-être pas le mot juste. Ce sera parfois un peu difficile mais l’enjeu en vaut la chandelle puisqu’on sait bien que ces maladies cardio-vasculaires  représentent 28% des décès en France à peine derrière les décès par cancers qui représentent 30% de la mortalité.

Le premier facteur de risque contournable c’est le tabagisme. Le tabac augmente la tension artérielle, pas de façon importante, mais surtout il rend les artères extrêmement fragiles du fait de sa participation à la construction de la plaque d’athérome. Ces artères fragilisées vont perdre leur élasticité ce qui va majorer le travail du cœur, elles se rétréciront et se boucheront très vite. Parfois elles vont se rompre et l’on comprend bien les dégâts qui peuvent en découler. Ça n’est pas là un tableau exhaustif des dégâts du tabac sur le système cardio-vasculaire. Le tabac appauvrit le sang en oxygène et il augmente sa viscosité en jouant aussi sur la coagulation de façon bien ennuyeuse.

Famille sans permis à vélo…

L’ hypertendu doit renoncer au tabac mais le peut-il vraiment ? On sait bien comme il est difficile de se séparer de cette addiction...


Bien sûr, mais la pire attitude serait de renoncer. Si l’on ne ressent pas une conviction suffisante pour le faire tout il faut se faire aider. On peut demander conseil à son médecin traitant, on peut consulter dans un service hospitalier dédié à cette addiction, on peut consulter dans un CSAPA...

Les CSAPA ce sont des centres de soins d’accompagnement et de prévention en addictologie. Ce sont des structures qui ont remplacé depuis peu les CCAAT et où l’on trouve en accès gratuit des médecins, des psychologues, des infirmiers qui vont aider à se séparer de cette addiction et ils interviennent aussi pour les autres addictions comme par exemple pour les patients en difficulté avec leur consommation d’alcool. On trouve un CSAPA dans beaucoup de grandes et petites villes. Il y en a un à Lons le Saunier, à Dole, à Champagnole, à St Claude, à Morez pour ce qui concerne le département du Jura d’où ce site est natif.

Voici une de mes phrases préférées : C’est vrai c’est difficile d’interrompre sa consommation de tabac. Il y a beaucoup d’échec. Mais chaque échec nous rapproche de la réussite. Celui qui a réussi à la cinquième tentative à échoué à la quatrième. Il était désespéré parce que 4 échecs c’est beaucoup, mais en même temps c’est là qu’il était au plus près de la réussite puisque qu’il a réussi la fois suivante.

Et si l’on échoue au permis de conduire on ne dit pas « je vais m’acheter un vélo  et moi ma vie je la ferai à vélo ». On dit plutôt : « bon ben il faut que je le repasse ». C’est la même procédure qui doit prévaloir pour l’arrêt du tabac.

On aura tout intérêt à consulter sur ce site les conseils pour ceux qui souhaitent se séparer de cette addiction aux conséquences fort ennuyeuses.


Quels autres facteurs de risques sont évitables ?


Le surpoids est un facteur de risque lorsqu’il est associé à l’hypertension artérielle. Le mieux est de prendre un mètre de couturière. Si vous êtes un homme hypertendu et que votre tour de taille pris en position debout au niveau du nombril dépasse 102 cm, vous augmentez votre risque. Pour une femme votre risque augmente si vous dépassez un tour de taille de 88 cm.

On reproche souvent aux médecins de faire du terrorisme et si vous dépassez ces chiffres –comme beaucoup les dépassent- il ne s’agit pas d’en faire une maladie mais bien au contraire d’en faire un outil pour aller mieux en sachant que la perte de 2 ou 3 kg améliore déjà beaucoup le risque tout en améliorant grandement le confort de vie.

Un autre moyen fort de lutter contre l’hypertension consiste à réduire sa consommation de sel, mais aussi d’alcool...


L’apport quotidien de sel dans nos civilisations occidentales dépasse le plus souvent largement nos besoins et cet excès est nuisible pour notre tension artérielle et pour notre système cardio-vasculaire.

De même limiter sa consommation d’alcool si possible à deux verres de vin par jour –voire même pour ceux qui le souhaitent et le peuvent- arrêter toute consommation d’alcool a un effet très puissant sur la réduction de l’hypertension. J’ai eu la chance de travailler dans un service hospitalier où des patients venaient pour un sevrage de leur consommation alcoolique. C’est peu connu du grand public mais c’est un constat de tous les jours ; lorsque les patients arrivent ils ont une tension artérielle haute et un traitement pour la tension très copieux et l’on a la bonne surprise souvent une fois le sevrage obtenu de constater qu’ils n’étaient nullement hypertendu ou en tout cas pas au point que l’on pensait.

Quelques autres conseils diététiques ?


Bien sûr, le fameux régime crétois avec la consommation préférentielle de poisson, d’huile d’olive, de légumes et de fruits et de fromages a montré qu’il était très utile dans la prévention des maladies cardio-vasculaires en faisant baisser le taux de cholestérol qui comme le tabac s’ajoute à l’hypertension en fragilisant les artères...


Le diabète est également un important facteur de risque. Le taux de la glycémie élevé qui est la marque du diabète contribue à altérer les parois artérielles et à favoriser la formation de la plaque d’athérome.

L’exercice physique, un atout précieux ?


L’exercice physique, ou plus modestement la lutte contre la sédentarité, améliore grandement les capacités du système cardio-vasculaire et permettent de retarder efficacement le moment où la situation va devenir difficile. Là, il faut demander conseil à son médecin traitant de façon à adapter l’exercice à ses possibilités physiologiques du moment.


Un petit mot des traitements...


Un milliard d’êtres humains souffrent d’hypertension dans le monde dont 40% dans les pays riches. Vous imaginez  bien que l’industrie pharmaceutique a mis le paquet pour mettre au point des traitements et il est vrai qu’au cours des 20 dernières années des progrès considérables ont été réalisés dans la prise en charge médicamenteuse de l’hypertension.

Mais si l’on n’en dira qu’un petit mot c’est parce que tout ce que l’on vient de dire sur les prises en charges non médicamenteuses doit être valorisé. La réponse à une hypertension, ça n’est pas un traitement ; c’est un mode de vie nouveau adapté à cette pathologie.

Pour parler du traitement, revenons à notre point de départ : nous avions parlé de l’hypertension en termes de tuyauterie.

S’il y a moins de liquide dans les tuyaux la pression baisse : c’est le rôle des diurétiques, ces médicaments qui font uriner en diminuant le volume circulant.

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L’ HYPERTENSION ARTÉRIELLE

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POURQUOI REDOUTER L’HYPERTENSION ?

Le cœur est une pompe, les artères sont des tuyaux branchés sur cette pompe. Explication simpliste ? C’est vrai mais elle permet de bien comprendre les risques de l’hypertension sur un certain nombre d’organes cibles.

Lorsque la pression est trop élevée, la pompe se fatigue, s’essouffle et c’est l’évolution progressive vers l’insuffisance cardiaque qui quelques années plus tard va mal se terminer.

Mais une trop grande pression dans un tuyau c’est aussi un risque d’éclatement du tuyau et pour en revenir aux artères c’est le risque d’une hémorragie qui selon l’organe concerné aura des conséquences différentes. L’accident de rupture le plus fréquent et le plus grave est l’accident vasculaire cérébral hémorragique.


LES ORGANES CIBLES DE L’HYPERTENSION