Retour à la page d’accueil

SITE MÉDICAL
DU Dr GÉRARD BOUVIER
docteur-gerardbouvier.fr

ADDICTOLOGIE : AUTRES DROGUES ET ADDICTIONS

Actualités Médicales
Addictologie :
        le tabac    
        l’alcool
        autres drogues         
                      et addictions
Allergologie
Bien-Être et Qualité de Vie
« Bobologie »
Cardiologie
Comment ça marche ?
        Anatomie     
        Physiologie
Dermato-Cosmétologie
Diabète
Diététique
Endocrinologie
Gastro-Entérologie
Gériatrie
Grossesse et Allaitement
Gynécologie,
        Contraception et IST
Histoire de la Médecine
Homéopathie
Maladies Infectieuses
Médecine du Sport
Neurologie
Ophtalmologie
ORL-Stomatologie
Pédiatrie :
         le nourrisson     
         l’enfant     
         l’adolescent
Pneumologie
Psychologie et Psychiatrie
Rhumatologie
Sexologie
Urgences
Urologie et Néphrologie


Vous pouvez m’adresser
un mail à cette adresse:

 gerard.bouvier2@wanadoo.fr

Haut de la page

Retour à la page d’accueil

Haut de la page

Retour à la page d’accueil

Haut de la page

Retour à la page d’accueil

Haut de la page

Retour à la page d’accueil

Haut de la page








L’ADDICTION AU JEU…
est un comportement fréquent qui n’est pas sans conséquences.
Le terme « addiction » évoque en général la consommation excessive et dangereuse
d’un produit du fait de l’installation progressive d’une dépendance.
Ainsi parle-t-on d’addiction à l’alcool, à la cigarette, au cannabis, à divers médicaments
psychotropes, à l’héroïne, à la cocaïne, etc.
Ces dépendances à des produits sont bien connus dans le grand public car nous avons
pour la plupart d’entre nous dans notre entourage des personnes dépendantes notamment
à l’alcool ou au tabac et nous avons pu observer leur comportement et leurs difficultés,
parfois leur souffrance.
Les addictions sans produit sont plus étranges et elles sont mal connues.


QUELLES SONT LES ADDICTIONS SANS PRODUIT ?
On les appelle aussi addictions comportementales

-l’addiction au jeu.
Elle est favorisée par le grand développement des jeux de tirage et de grattage en accès très facile avec résultat immédiat ce qui favorise l’addiction. Cette addiction est très présente aussi chez les joueurs des Casinos qu’on trouve dans les villes thermales en conséquence d’une législation ancienne jamais remise en cause.
Dernièrement les tirages en direct à la télévision, la légalisation du jeu sur Internet ont donné encore un coup de pouce favorable à de nombreux joueurs qui auraient pu échapper jusque-là à cette envie.
De même les paquets-cadeaux avec plusieurs jeux de grattage sont un cadeau idéal pour de nombreux bambins qui échappent aux lois sur la protection des mineurs grâce à la bienveillance de leur entourage et notre jeunesse commence ainsi à gratter le jeu alors même qu’elle n’a pas fini encore de se gratter le nez.

Au cours des dernières décennies la législation sur le jeu a toujours évolué dans le sens d’en favoriser l’accès et de recruter toujours plus de joueurs pour procurer des gains à l’État.












Des gains à l’État certes, mais pas que ! Actuellement fleurissent dans nos campagnes des lotos à toutes occasions en général au profit d’une association qui attire la sympathie du joueur ce qui permet de faire accéder au jeu d’argent toute une frange de la population qui aurait juré ses grands dieux de ne jamais s’y adonner. Le quotidien local relate l’évènement pendant que le législateur regarde ailleurs.
-l’addiction à Internet
-l’addiction aux jeux vidéo
-les achats compulsifs
-l’addiction au sexe.
D’autres conduites sont discutées et selon les auteurs sont considérées ou non
comme des comportements addictifs :
-l’anorexie et la boulimie
-la kleptomanie
-les efforts intensifs et prolongés (sports d’endurance)
-le workaholics (bourreaux de travail)
-certaines tentatives de suicide à répétition
-certaines conduites à risque…
Beaucoup de spécialistes mettent cependant en garde contre la tentation (entretenue par les médias) de volontiers traiter d’addict des comportements répétitifs, porteurs de plaisir et pratiqués par une infime minorité de nos concitoyens qui surprennent gravement par leur comportement la majorité ambiante.
Tout ce qui peut paraître à beaucoup comme excessif n’est pas nécessairement une addiction.

                                                                                
JE SUIS ADDICT AU JEU ! SUIS-JE UN SPÉCIMEN RARE ?

                                                                               Non, car hélas l’addiction au jeu est un comportement assez répandu. On                                                                                 estime que 1 à 2% des français sont addicts au jeu. Ce qui représente                                                                                 400 000 à 800 000 joueurs ayant perdu la maîtrise et en proie à un                                                                                 comportement devenu obsessionnel.
                                                                                Parmi ces joueurs 8 sur 10 sont des hommes et 80% des joueurs dépendants                                                                                 sont endettés du fait de leur pathologie.


                                                                               
                                                                     J’AIME BIEN JOUER… MAIS DE LÀ À ÊTRE DÉPENDANT…
                                                                     MÊME SI C’EST VRAI QUE J’AI UN PROBLÈME : QUAND                                                                      JE COMMENCE, JE NE SAIS PLUS M’ARRÊTER…

Prudence ! L’un des problèmes de l’addiction c’est qu’elle se heurte longtemps au déni. Le joueur trouve un plaisir au jeu. Un plaisir bien innocent dont il ne voit pas pourquoi il se priverait. Après tout il est libre d’organiser comme bon lui semble ses loisirs et d’utiliser comme bon lui semble son argent. Car c’est bien son argent, n’est-ce pas ?
Au début.
Mais très souvent et parfois très vite il va falloir utiliser de l’argent emprunté à son entourage, à son banquier. Parfois il faudra se départir de ses biens, et parfois se servir dans la caisse. Car le joueur le sait bien : la prochaine fois il va se refaire ! Mais cette fois encore ça n’a pas marché et c’est encore lui qui est refait ! Les ennuis familiaux, relationnels, professionnels,  judiciaires s’enclenchent.
On comprend bien qu’on est déjà sur la très mauvaise pente.

A quels signes peut-on reconnaître que l’on a quitté le simple jeu sans gravité
pour être maintenant devenu un joueur excessif et en danger ?

Voici quelques repères pour reconnaître le joueur excessif :
-Il ne pense qu’à ça ! Jouer et une obsession qui obscurcit le reste de sa vie.
-Il joue des sommes de plus en plus importantes de la même façon que le fumeur augmente
progressivement sa consommation de tabac.
-Il a déjà essayé plusieurs fois de s’arrêter mais il n’y est pas arrivé.
-Quand il essaye de s’arrêter ou quand il y est contraint parce qu’il n’a plus d’argent pour miser,
il est nerveux et irritable. Parfois violent.
-Il cherche et compile les difficultés de sa vie qui pourraient servir de prétexte pour oublier et jouer
encore et encore.
-Il rejoue parce qu’il connaît le moyen de se refaire, la martingale qui va le sauver, le coup gagnant.
Il en est sûr.
-Il joue souvent en cachette, et peut mentir à son entourage pour cacher son addiction et ses pertes
financières.
-Il met en danger son couple, sa vie personnelle et familiale, sa vie professionnelle et l’on change
de trottoir quand on le rencontre. C’était un ami, un collègue chaleureux mais il est devenu un tapeur
de première à éviter… coûte que coûte!


Que devient l’entourage du joueur excessif ?

L’entourage est naturellement très mal à l’aise. Il se pose des questions :
-Je suis inquiet de voir avec quelle fréquence il joue
-Je m’inquiète de voir les sommes d’argent qu’il dépense dans le jeu
-C’est un sujet de dispute récurrent entre nous
-J’ai essayé de l’empêcher de jouer
-J’ai menacé de le quitter (et parfois je l’ai fait)
-Je me sens responsable de ne pas savoir l’arrêter
-J’ai envisagé de le dénoncer
-Je suis obligé de prendre des médicaments pour gérer mon angoisse

RIEN NE VA PLUS !
JE PASSE ET MES IMPAIRS ME MANQUENT…



















COMMENT AIDER LE JOUEUR LORSQU’IL EST SUR LA VOIE DE LA DÉPENDANCE ?


IL FAUT BÂTIR UN PROJET ENSEMBLE. LES SOLUTIONS TROP FACILES TIRÉES DU SAC NE MARCHENT PAS !

On est face à une addiction. Une maladie. Il faut du temps, de la patience, accepter les rechutes, accepter que plusieurs tentatives puissent être nécessaires.

Il faut échanger toujours. Couper le dialogue est lourd de conséquences. Il faut témoigner de son inquiétude. Ne pas tout accepter (prêts d’argent).

Il faut que l’entourage accepte de se faire aider par des professionnels (CSAPA par exemple). C’est une nécessité car il doit rester fort pour faire face aux conséquences très difficiles à gérer de cette addiction.

Il faut s’informer pour trouver des conseils, des solutions souvent provisoires qui seront le premier pas vers des solutions plus durables. Des structures sont à votre disposition pour aider le joueur et pour aider son entourage.

ICI
(ce site est localisé dans la région de Lons le Saunier dans le Jura):
CSAPA Jura-Sud,  163, Rue Marcel Paul   39000-Lons le Saunier
03 84 24 05 71    
csapalons@orange.fr


AILLEURS :
Vous trouverez facilement un CSAPA sur tout le territoire français
(Centre de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie)
et proche de chez vous sur Internet.
Les soins sont anonymes et gratuits.



Retour à la page d’accueil

Haut de la page