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DU Dr GÉRARD BOUVIER
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Vous pouvez m’adresser
un mail à cette adresse:

 gerard.bouvier2@wanadoo.fr

L’œil protégé dans la cavité osseuse de l’orbite avec les différents muscles qui assurent sa motricité.

Vitrail au soleil, couleurs éclatantes, détails bien visibles : c’est le travail      des cônes sur la rétine.

Vitrail au crépuscule, couleurs ternes, détails estompés : c’est le travail de bâtonnets sur la rétine.

L’ophtalmologie est une spécialité médicale qui s’intéresse à la vision normale et pathologique.

De très nombreuses affections de natures très diverses peuvent affecter la vision.

Je vous propose dans ce site d’en faire un survol avec des illustrations détaillées pour mieux comprendre ce qui peut altérer le fonctionnement de la vision, ce sens essentiel pour le confort de l’être humain.


ORGANISATION GÉNÉRALE DE LA VISION :


L’œil est destiné à recevoir les influx lumineux venus de l’extérieur. Captés sur la rétine ils sont ensuite transmis par les nerfs optiques vers la région occipitale du cerveau  où les renseignements visuels obtenus sont interprétés avec l’aide d’autres structures cérébrales pour faire d’une simple image un message qui a un sens dont il faut maintenant tirer les conséquences.

Par exemple l’image d’un feu rouge sera interprétée par la rétine comme étant une tache rouge. Cette information sera transportée telle quelle dans le cerveau occipital. Mais là de nombreuses interconnexions avec d’autres zones du cerceau impliquées dans la reconnaissance, la mémoire, la motricité, etc. vous feront appuyer sur la pédale du frein pour stopper devant ce feu rouge. Dès lors vous êtes sauvé ! C’est dire si une vision de qualité a été importante pour l’adaptation et la survie de l’espèce humaine.


Les différentes structures participant à la vision :

L’œil (que l’on appelle aussi le globe oculaire) :

C’est une sphère de 24 mm de diamètre qui pèse environ 7 grammes

et qui est protégée dans une excavation du massif facial que l’on

appelle l’orbite.

Il est entouré d’une paroi composée de trois couches. A l’extérieur

la sclérotique qui est une membrane fibreuse protectrice très solide.

C’est sur elle que prennent appui les minuscules mais nombreux

muscles qui permettent à l’œil de se mouvoir quand vous levez les yeux

au ciel (mais pas que…)
La sclérotique ne recouvre pas l’œil en son entier et c’est bien tant

mieux car elle est épaisse et opaque. Sur la région antérieure de l’œil

elle fait place à la cornée qui est une sorte de hublot transparent par
où va pouvoir accéder la lumière.

En dessous de la sclérotique se trouve la choroïde.
C’est une membrane riche en vaisseaux sanguins artères et veines
qui sont bien visibles lorsque l’on fait un examen du fond d’œil.
Mais il existe aussi de très nombreux capillaire qui donnent sa couleur orangée au fond d’œil.

La choroïde comme la sclérotique ne fait pas le tour complet de l’œil. Elle se termine en avant par les corps ciliaires qui sécrètent l’humeur aqueuse de l’œil. C’est là aussi que s’implante les petits muscles ciliaires qui vont permettre l’accommodation lorsque vous passez de la vision lointaine à la vision rapprochée et réciproquement. Cette possibilité de « mise au point » vous montre comme l’appareil photographique a été calqué sur ces organes extraordinaires que sont nos yeux. Hélas l’appareil photo garde une fonction supplémentaire que l’œil humain n’a pas (encore) acquis au court de son développement, c’est la fonction « zoom ».

Les corps ciliaires se prolongent par l’iris dont la couleur variée selon les individus contribue à leur charme.

L’iris présente un trou en son centre qui est la pupille. Le diamètre de celle-ci varie en fonction de la quantité de lumière reçue. Lorsqu’il y a beaucoup de lumière la pupille se rétrécit pour éviter l’éblouissement rétinien. On dit qu’elle est alors en myosis. Lorsque la lumière diminue la pupille se dilate pour apporter plus de lumière à la rétine : elle est alors en mydriase.

Encore une analogie avec votre appareil photographique pour lequel on ne parle pas de myosis ou mydriase mais plutôt d’ouverture du diaphragme.

Plus interne se trouve une troisième membrane qui est la rétine. Elle comporte une dizaine de couches de cellules dont les plus importantes sont les plus profondes : les cônes et les bâtonnets. Ces cellules sont les photo récepteurs qui vont recevoir les influx lumineux et les transformer en influx électriques qui pourront ensuite être transmis par les neurones successifs de la rétine qui aboutissement finalement dans le gros nerf optique.
La zone d’émergence du nerf optique sur la rétine s’appelle la papille.

Les cônes et les bâtonnets ont des fonctions différentes.

Les cônes sont responsables de la vision des couleurs et des détails lors de la pleine lumière. Les bâtonnets permettent de conserver une vision minimale lorsque la lumière est très faible.

Si vous visitez une église lorsque les vitraux sont en plein soleil vous admirerez les couleurs éclatantes dont vous verrez les moindres détails. Ce sont les cônes qui vous renseignent. Si vous retournez voir ces mêmes vitraux au crépuscule vous verrez les couleurs ternes (« la nuit tous les chats sont gris ») avec beaucoup moins de détails. Mais vous les verrez quand même ; ce sont les bâtonnets qui vous renseignent.















                                                        

                                                          


Bâtonnet et cônes, les cellules photo réceptrices de la rétine.

Les annexes de l’œil :


Les paupières sont deux voiles fins membraneux mais aussi musculaires
comme le démontre le fait de pouvoir fermer les yeux très fort.

Elles sont une protection pour l’œil et servent aussi à étaler le fin film
liquidien sécrété en permanence pour humidifier la conjonctive.

Les paupières supérieures et inférieures se réunissent dans l’angle interne
de l’œil pour former le canthus interne où se trouvent la caroncule et le repli
semi-lunaire qui est peut-être un vestige d’une ancienne troisième paupière.

Sous les paupières tout près du canthus interne les méats lacrymaux
inférieurs et supérieurs prennent leur source. Ils conflueront dans le
canal
lacrymo-nasal
qui transporte les larmes en excès vers les fosses nasales.
Et c’est bien pourquoi les chagrins d’amour finissent par remplir les kleenex…
Mais c’est une autre histoire (voir aussi le chapitre Psychologie de ce site).

Le bord libre des paupières est planté de cils. Ceux-ci sont des balayettes qui servent à éloigner de l’œil les poussières et parfois aussi… à faire du charme. Mais c’est encore une autre histoire.

La glande lacrymale est située dans l’angle supérieur et externe de l’orbite. Elle permet l’humidification permanente de la partie de l’œil confrontée au monde extérieur et à l’air ambiant.

Les muscles oculomoteurs sont au nombre de 6. Les muscles droits : interne, externe, supérieur et inférieur commandent les mouvements vers la gauche, la droite, le haut, le bas. Les muscles petit oblique et grand oblique permettent « le regard en biais ». Avec ces 6 petits muscles rien n’échappe à un regard exercé !









Quelques affections des yeux et de la vision :


Les troubles de la convergence : myopie, presbytie

L’astigmatisme

La cataracte

Le glaucome

Le décollement de rétine

Les hémorragies sous-conjonctivales

La conjonctivite

Dégénérescence maculaire

             Strabisme

                                                   Fond d’oeil

Fond d’oeil


Dans l’angle interne de l’œil le repli semi-lunaire. En A l’emplacement de la glande lacrymale ; en B le départ des deux canaux lacrymo-nasaux.

A
B
B

Les muscles dévolus
à la motricité oculaire.

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A gauche : œil normal avec un cristallin translucide donnant un aspect noir au centre de la pupille.

A droite : cataracte avec un cristallin blanchâtre et une perte de transparence du centre de la pupille.

CATARACTE

Dans le contenu de l’œil à proprement parlé un élément important est le cristallin. C’est une lentille bi convexe, (notez que je vous épargne une nouvelle analogie avec votre appareil photo !) convergente qui (pour les connaisseurs) a une puissance d’environ 20 dioptries. Cette lentille est amarrée derrière l’iris plus antérieur et devant le vitré en arrière. Tout le secret du cristallin réside dans son élasticité. Il peut s’allonger ou se rétracter sous l’effet de son système d’amarrage. En changeant ainsi de forme, de rayon de courbure, sa puissance de convergence varie ce qui permet d’affiner la mise au point sur la vision proche ou la vision lointaine. A l’état basal le cristallin a une convexité « réglée » pour la vision de loin. C’est la vision de près qui va nécessiter la contraction du muscle ciliaire qui met en jeu son élasticité. On comprend qu’avec l’âge l’élasticité du cristallin faiblit et c’est pourquoi vers 50 ans la vision commence à être affectée par une difficulté pour la vision rapprochée qui s’appelle la presbytie. C’est l’âge où l’on commence à éloigner le journal pour en améliorer la lecture. Mais tout le monde n’a pas le bras assez long pour affronter l’aggravation progressive du phénomène et il faudra alors commencer à porter des lunettes adaptées à la vision de près.

Mais le cristallin peut être affecté d’un autre défaut en vieillissant.

. Normalement translucide il peut, les années passant, s’opacifier. C’est la cataracte. Cette affection correspond à cette expression populaire « avoir de la peau de sauss ‘ devant les yeux ». De nos jours une opération devenu désormais routinière permet de guérir de la cataracte.

La partie postérieure de l’œil est remplie d’un gel transparent que l’on appelle le vitré qui emplit l’espace compris entre le cristallin et la rétine.
C’est en volume le principal composant de l’œil. Ce gel comme tous les milieux biologiques de l’être humain se renouvelle sans cesse. Il arrive là aussi qu’avec les années il perde ici ou là un peu de sa limpidité. Il se forme alors ponctuellement de petits amas de protéines qui sont un peu comme des grumeaux dans la pâte à crêpes. Ils seront à leur tour remaniés et disparaîtrons en quelques jours où semaines avant que peut-être d’autres n’apparaissent. Mais quand ils sont là ils peuvent créer des visions parasites fugaces de petits amas qui se déplacent dans le champ visuel sans vraiment le perturber. Ce sont les corps flottants du vitré. Une petite anomalie qui n’est pas une vraie maladie et qui se soigne par… la patience à défaut d’autre traitement efficace.

La vision de couleurs