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ADDICTOLOGIE : LES SEUILS D’ALCOOLÉMIE À NE PAS DÉPASSER...

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Il est facile de comptabiliser sa consommation d'alcool. Il faut partir d'un principe simple : chaque consommation d'alcool correspond à dose ou si l'on préfère à une unité d'alcool. Pour chaque alcool les verres sont différents, mais leur contenu s'est adapté au fil du temps selon la teneur en alcool de la boisson pour lesquelles ils sont utilisés. Je m'explique : la bière est environ deux fois moins alcoolisée que le vin et c'est pourquoi la chope de bière à un volume double par rapport au verre de vin. Le porto, le Macvin du Jura, sont une fois et demie plus alcoolisés que le vin et c'est pourquoi le verre à Porto est plus petit que le verre à vin.

Ainsi définies, il est donc simple de connaître le nombre de doses que l'on a consommées au cours de la journée.














































L'OMS (organisation mondiale pour la santé) est un organisme international dont le siège est à Genève et qui étudie de façon très précise l'ensemble des problèmes de santé à l'échelle de la planète. Parmi ces problèmes, bien entendu, l'alcoolisation des populations tient une place importante.

Les experts de l'OMS ont étudié les doses à partir desquelles la consommation d'alcool entraînait des risques importants pour la santé en termes d'accroissement de la mortalité et de prévalence des maladies graves. Ceci les a conduits à publier les « normes à ne pas dépasser ». À noter que le terme de « normes » est ici particulièrement mal choisi. Il n'y a pas à proprement parler de normalité à consommer de l'alcool ne serait-ce que parce que l'on sait bien que même une quantité très faible expose aux accidents de la conduite automobile, à des difficultés pour le foetus lors d'une grossesse, etc.

Nous préférerons donc le terme « de recommandations d'usage ». Les voici telles qu’elles sont issues des travaux des experts de l’OMS.


Les consommations régulières ne doivent pas dépasser :

pour les femmes deux unités d'alcool par jour en moyenne

pour les hommes trois unités d'alcool par jour en moyenne

lors des consommations occasionnelles on ne doit pas dépasser :

quatre unités d'alcool en une seule occasion

les consommateurs habituels doivent chaque semaine observer un jour d'abstinence totale.


                                   Ces recommandations appellent quelques commentaires. Les femmes seront                                     légitimement déçues de constater que les experts de l'OMS leur accordent une                                     consommation d'environ un tiers inférieur à celle des hommes. N'y voyez pas là la                                     trace de quelque misogynie ! Simplement, le métabolisme de la femme est                                    différent de celui de l’homme et elle sait moins bien se débarrasser de la toxicité                                    de l'éthanol.

                                  Vous rencontrerez souvent ce tableau de l'OMS avec les mêmes indications                                    rapportées à la semaine. Il annonce alors qu'il est autorisé de boire 14 unités                                    d'alcool par semaine pour la femme, et 21 unités d'alcool par semaine pour                                    l'homme. C'est une erreur. Car c'est oublier la dernière ligne du tableau : il est nécessaire d'observer un jour par semaine d'abstinence totale. Du coup, les semaines non plus que six jours ! Et nous voilà redescendus à 12 unités d'alcool par semaine pour la femme et à 18 unités d'alcool par semaine pour l'homme.

Attention à un point important ! Ces recommandations d'usage concernent le buveur régulier « tout venant ». Mais l'on est bien sûr obligé de prendre en compte un grand nombre d'exceptions à ces recommandations d'usage.

Bien sûr, chez la femme enceinte la notion de dose à ne pas dépasser disparaît.
La femme enceinte et aussi la femme qui allaite doivent s'abstenir de toute boisson
alcoolisée pendant la durée de la gestation et la durée de l'allaitement.

Ces recommandations d'usage ne concernent bien entendu que l'adulte.
Chez l'enfant toute consommation d'alcool est « hors normes », car les circuits de
métabolisation de l'alcool sont chez lui immatures ce qui en aggrave la toxicité.

De même, toute consommation d'alcool avant la conduite automobile, la conduite
d'engins professionnels, ainsi que l'utilisation d'engins potentiellement dangereux
(tronçonneuse, tondeuse, motoculteur, etc.) devrait être prohibée.

Naturellement il en est de même pour tous les actes professionnels qui nécessitent des gestes précis et une lucidité extrême : pilote d’avion, chirurgien avant l’opération, personnels du maintien de l’ordre, responsables de groupe ou tous les personnels impliqués dans la sécurité publique.

De nombreux médicaments contre indiquent la prise concomitante d'alcool. Les raisons diffèrent selon les médicaments. Parfois l'alcool potentialise et augmente l'effet du médicament et aussi ses effets secondaires. D'autres fois au contraire l'alcool annulera l'effet du médicament. Et parfois le mélange médicaments plus alcool pour réduire une toxicité nouvelle aux conséquences parfois importantes. Il est recommandé de toujours lire la notice du médicament consommé avant de boire de l'alcool.

Enfin, certaines maladies aiguës ou chroniques contre indiquent définitivement ou passagèrement la consommation d'alcool. Nous ne pouvons ici nous lancer dans une longue liste, mais bien entendu votre médecin traitant aura eu la prudence de vous en avertis.


                                    Que se passe-t-il dans notre organisme dans les moments qui suivent l'absorption                                      d'alcool ?

                                    Dès le premier verre, l'alcoolémie commence à monter. Elle se mesure de façon                                      directe dans le sang par une prise de sang qui donnera le taux d'alcool en grammes                                      par litre. Elle se mesure aussi parfois de façon indirecte en mesurant le taux                                      d'alcool dans l'air expiré. Si l'on se contente d'une détection approximative il                                      s'agira de l'alcootest. L'appareil qui permet de réaliser une mesure précise dans les                                      mêmes conditions s'appelle l’éthylomètre.

                                    On pourrait penser qu'il suffirait de mesurer avec précision la quantité d'alcool que                                      l'on a bu pour obtenir facilement le taux d'alcoolémie. Il en est rien car différents                                      facteurs interfèrent qui vont modifier ce taux.
Le poids du consommateur intervient. C’est différent de boire un verre de porto si l'on pèse 45 kg ou si l'on pèse 135 kg.
Le sexe est à prendre en compte aussi car à consommation égale les femmes qui sont plus sensibles que les hommes auront un taux d'alcoolémie plus élevé.

La prise alimentaire qui accompagne la prise d'alcool joue également un rôle important. Si l'on boit sans manger l'alcool est plus rapidement absorbé au niveau de l'estomac. L'alcoolémie montera plus vite. Ainsi, après avoir bu deux doses de whisky le taux d'alcoolémie atteindra son maximum au bout d'une demi-heure si l'on n'a pas mangé en même temps. C'est bien à ça que servent les amuse-gueules et biscuits d'apéritif ! Et on a mangé en même temps que l'on a bu le taux n'atteindra son maximum qu'au bout d'une heure.

La durée de consommation est aussi un facteur qui intervient sur l'alcoolémie. Si la prise de boissons alcoolisées se fait dans un temps très court, le foie et l'ensemble du métabolisme sont comme submergées par l'apparition de ce corps toxique. Ils auront de grandes difficultés pour l'évacuer et le taux d'alcool dans le sang sera rapidement important.

Si le taux de l'alcoolémie peut monter très vite dans le sang, il en est bien différemment de sa décroissance. On estime en général que le taux de l'alcoolémie diminue d'environ 0 g15 par heure. Ce qui signifie que lors d'une soirée bien arrosée il est préférable d'attendre le petit matin pour être sûr d'être en sécurité vis-à-vis de la loi en dessous du seuil légal de 0 g 50 par litre. Mais il n'en reste pas moins vrai, qu'à ce taux les réflexes restent encore amoindri…


Chaque dose d’alcool fait monter l’alcoolémie de 0,30 à 0,40 g./l.

La dose d’alcool est la même
qu’il s’agisse d’un verre de vin rouge, d’une canette de 25 cl de bière
ou d’un verre à porto de votre vin cuit préféré.

« Deux verres ça va,
trois verres bonjour les dégâts » :
car alors l’alcoolémie franchit le cap autorisé pour la conduite automobile de 0,50 g. (ce qui ne veut d’ailleurs pas dire que le risque ne soit pas déjà majoré en dessous de 0,50 g.).

Il faudra attendre 5 à 6 heures
du matin pour une soirée débutée
à 20 heures avant que le taux bascule en dessous de 0,50 g/l.

Chez la femme,
à consommation égale
le taux d’alcoolémie
sera plus élevé
du fait du métabolisme féminin
de l’alcool moins performant.

Comme on le voit
sur les graphiques ci-contre l’alcoolémie de la femme
va monter à 2,20 g./l. ,
là où,
pour une même consommation, chez l’homme il atteint 1,50 g./l.

De même si l’homme retrouve
un taux d’alcool qui autorise
la reprise de la conduite automobile
vers 5 heures du matin,
la femme -elle- devra attendre
3 heures de plus...

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