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DU Dr GÉRARD BOUVIER
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ADDICTOLOGIE : ACTIONS DE L’ALCOOL SUR L’ORGANISME...

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L'alcool fait partie de la longue liste des produits psycho actifs. Comme les opiacés, comme la nicotine, comme beaucoup de médicaments tels les tranquillisants ou les antidépresseurs.
Un produit psycho active agit sur le fonctionnement du cerveau. Il modifie les
perceptions, les sensations, le niveau de conscience, et par la même les comportements
de l'individu qui est sous son emprise.

Les effets seront différents selon les individus et leur sensibilité propre, mais surtout
selon le taux de l'alcoolémie c'est-à-dire selon la concentration en alcool dans le sang.

Plusieurs facteurs agissent sur l'alcoolémie et peuvent la modifier.
Naturellement le facteur principal et la quantité d'alcool absorbé.
Mais la vitesse à laquelle cet alcool a été absorbé est importante aussi.
Enfin le fait d'avoir mangé ou non concomitamment à la consommation d'alcool est aussi un facteur qui modifie l'alcoolémie. Bien sûr, pour un même taux d'alcoolémie, les individus auront des réactions différentes selon leur âge, leur sexe, leur état de santé, leur état de fatigue, la qualité de leur sommeil, l'ancienneté de leur consommation, la présence ou non de médicaments associés à l'alcool.

Une question qui nous est fréquemment posée est de savoir à partir de quel taux d'alcoolémie le sujet encourt un risque pour sa santé. Mais ça n'est pas une bonne question. En effet, dès l'introduction d'alcool dans l'organisme, même à dose très minime, l'effet sur le cerveau commence et engendre déjà des troubles.

À petites doses l'alcool procure une sensation de détente, de bien-être, parfois d'euphorie, parfois même d'excitation. Malheureusement, il faut bien le reconnaître, cet état est décrit comme plutôt agréable. Et c'est bien la raison pour laquelle la tentation de l'alcool et si fréquente. Souvent cette sensation de bien-être est recherchée lors d'un passage difficile dans la vie : déception sentimentale, déceptions professionnelles, difficultés familiales, souci d'argent ou de logement, état dépressif. Dans ces cas volontiers qualifiés de « déprime » l'appel vers ces alcoolisations est fréquent. Si l'individu se limite à ces expériences de façon festive et rare, s'il maîtrise parfaitement les conséquences de son état et s'en remet à d'autres pour la conduite automobile, nous ne sommes pas -il est vrai- dans une situation dramatique…

                                                                                            Hélas, parmi ses propriétés psychotropes il                                                                                              en est une qui va venir s'opposer à la                                                                                              maîtrise de la consommation. L'alcool                                                                                              altère le jugement. Sous son effet l'on est                                                                                              moins timide, desinhibé, on se croit                                                                                              drôle, plus malin, plus fort, plus chanceux.                                                                                              Une désastreuse impression que le monde                                                                                              nous appartient envahit l'entendement ce                                                                                              qui va conduire à des prises de risque dont                                                                                              le buveur risque fort de faire un jour ou                                                                                              l'autre les frais.

                                                                                            En l'absence de maîtrise, le buveur peut                                                                                              consommer une forte dose. Il en arrive                                                                                              alors au stade de l'ivresse. À ce stade les                                                                                              mouvements ne sont plus coordonnés et                                                                                              chacun connaît pour l'avoir parfois                                                                                              rencontrée dans la rue la démarche                                                                                              ébrieuse de l'ivresse aiguë. L'élocution est                                                                                              altérée aussi et vient compliquer la compréhension du discours souvent déjà en lui-même moins cohérent. Phénomène moins connu, le champ visuel se rétrécit. Lorsque l'on regarde devant soi l'on observe bien distinctement ce qui est dans l'axe de notre regard. Mais l'on voit aussi ce qui est en bordure de cet axe. Ainsi, si un véhicule déboule de façon imprévue sur notre droite nous le verrons arriver bien que notre regard ne soit pas dirigé vers lui. Lorsque l'alcoolémie monte, cette vision périphérique se rétrécit. On comprend combien la conduite automobile peut s'en trouver gênée.

D'autant que les réflexes sont ralentis lorsque le taux d'alcoolémie s'élève. Percevoir l'arrivée d'un obstacle avec retard parce que notre champ visuel et rétrécit et prendre en compte son arrivée mollement du fait des réflexes amoindris nous expose bien sûr à bien des dangers…

Selon l'importance du taux d'alcoolémie l'ivresse peut prendre une tournure plus inquiétante encore : vomissements, perte de mémoire, hallucination, délire…

Si la dose est plus forte encore les troubles de la conscience s'aggravent.
On en arrive au coma éthylique qui en l'absence de secours rapide et le prélude
à la mort. Le risque est d'autant plus grand si à l'alcool se sont ajoutées d'autres
psychotropes : tranquillisants, antidépresseurs, cannabis, cocaïne ou opiacés,
boissons énergisantes, etc.

Chacun de ces produits à ces inconvénients propres sur le cerveau.
Lorsqu'ils sont pris en même temps que l'alcool les effets n'ont pas s'additionnent mais se multiplient…


Il s'agissait là des inconvénients pour la santé et pour le comportement de l'alcoolisation aiguë. Mais l'alcool est une substance addictive, autrement dit c'est une drogue, et sa consommation régulière dans le temps peut entraîner l'apparition progressive de deux phénomènes qui vont mettre en grand danger le buveur.

Il va se créer une « tolérance ». Ce qui signifie que le buveur en recherche des effets décrits plus haut se verra obligé d'augmenter sa dose d'alcool pour obtenir des effets identiques. Mais si la dose est plus élevée pour obtenir des effets équivalents, les conséquences toxiques ne manqueront pas de grimper elle aussi !

Il va se créer également une « dépendance ». Le cerveau et d'autres organes aussi d'abord choqués par la présence d'alcool au début de la consommation vont s'habituer « à faire avec » et d'autant plus que la consommation aura été commencée tôt dans l'adolescence et qu'elle aura duré longtemps. Il se crée alors un métabolisme nouveau qui fait désormais parti de l'individu. Si le buveur, soit qu'il l’ait décidé, soit qu'il en soit privé pour une toute autre raison, décide de diminuer soudain sa consommation d'alcool, il va se heurter à une réaction forte de l'organisme dont le métabolisme ne supporte pas cette privation soudaine. Le syndrome de privation se manifestera par une sensation de profond malaise, des souffrances psychologiques mais parfois aussi physiques qui risquent fort de le conduire vers un retour à sa consommation initiale. Sinon, c'est dans ces circonstances que peut survenir une complication gravissime : le delirium tremens.


                                             On le voit, l'alcool entraîne des conséquences graves sur le fonctionnement                                               de l'organisme. Pourtant, que d'idées fausses continuent de traîner dans                                               notre inconscient collectif !

                                             Certains imaginent que l'alcool désaltère et qu'il est donc légitime par temps                                               chaud ou après un effort soutenu de boire « une petite bière ». La réalité est toute autre. L'alcool a en fait des propriétés légèrement diurétiques. C'est pour ça qu'après une soirée bien arrosée le joyeux fêtard constatera le lendemain qu'il a la bouche sèche, pâteuse, autrement dit « la gueule de bois » !


On dit aussi parfois qu’une douche bien fraîche ou un café serré vont nous dessaouler. Mais qui pourrait croire que ses « trucs » puissent faire baisser notre taux d'alcoolémie ! Certes ils procurent une sensation d'être mieux réveillé mais ils ne jouent en rien sur la vitesse d'élimination de l'alcool dans le sang.


L'alcool nous réchauffe, l'alcool nous stimule… Bien sûr il s'agit là encore d'idées fausses… L'alcool va provoquer une vasodilatation c'est-à-dire une dilatation des petits vaisseaux superficiels. C'est pour ça qu'il nous sera facile de traiter d'alcoolique telle personne que l'on aura croisée avec un visage bien rouge. Mais prenons garde ! L'alcool n'est pas toujours en cause et d'autres facteurs peuvent aboutir au même résultat. Cette dilatation des vaisseaux donne l'impression de chaleur. Mais c'est une chaleur de surface qui va être très vite éliminée et comme rien ne se perd et rien ne se crée la température centrale aura plutôt tendance à baisser. L'impression d'une stimulation provoquée par l'alcool est, elle aussi, une fausse impression. Il s'agit d'une illusion provoquée par une propriété de l'alcool dont nous avons parlé plus haut qui est la ddsinhibition. Si l'alcool était réellement stimulant nous pourrions voir des canettes de bière jouxter les starting-blocks dans les rendez-vous olympiques. Or, personne ne l'a jamais vu !


Une autre idée courante laisse croire que l'alcool modifie favorablement les
performances sexuelles. Là encore, il s'agit d'une impression entretenue par
la désinhibition. En réalité l'alcool diminue la qualité de l'érection chez
l'homme et diminue aussi chez la femme les sensations perçues lors de la
relation sexuelle.


Enfin qui n’a pas entendu cette phrase qui ouvre la porte à bien des excès : « l’alcool, c’est bon pour le cœur » ? Il est vrai que des publications ont montré que les accidents cardio-vasculaires étaient moins fréquents chez les consommateurs quotidiens mais modérés d’alcool. Mais attention de ne pas s'emballer ! Cet effet bénéfique ne concerne que les hommes autour de la cinquantaine et les femmes après la ménopause. L'Organisation Mondiale pour la Santé déconseille d'utiliser l'alcool dans l'idée d'en tirer un profit pour sa santé. C'est d'autant plus judicieux que d'autres publications montrent que, même à dose très modérée, le taux de cancer augmente chez les consommateurs d'alcool.


                                             Puisque nous sommes au chapitre des idées fausses, méfions-nous de toutes                                               ces fausses excuses que l'on rencontre souvent lorsque l'on parle de l'alcool :

                                             -je ne me mets pas en danger puisque de toute façon je ne bois que du vin                                               de qualité,

                                             -je ne suis pas un consommateur excessif ; d'ailleurs personne ne m'a jamais                                               vu ivre,

                                            -c'est vrai, tous les week-ends je prends « une caisse », mais on ne veut pas dire que je sois un buveur excessif puisque je ne bois que le week-end…

-c'est vrai j'ai tendance à « lever le coude », mais je peux me le permettre car moi, ce n'est pas comme Fernand, « je tiens l'alcool »…

Bien sûr que non ! Vous ne « tenez pas l'alcool », c'est l'alcool qui vous tient ! Et il vous tient même à ce point qu'il altère votre jugement au point que vous ne vous en rendiez pas compte.

« Tu t'es vu quand t’as bu ? » dit le slogan bien connu. À cette question la réponse est : « non ». Parce que l'un des symptômes de l'ivresse aiguë et qu'elle entraîne une amnésie de la période d'alcoolémie élevée. Ainsi le lendemain, croyez vos amis. S'ils vous racontent votre état d'ébriété, faites leur confiance même s'ils vous donnent des détails qui risquent fort de vous « mettre la honte ». Ces détails sont très probablement exacts, mais vous les avez oubliés.


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