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Être toujours malade

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Quelques liens utiles...

La dépression masquée est un état dépressif dont le patient n’a pas la perception. Toutes les excuses sont bonnes pour récuser le diagnostic : fatigue passagère, soucis divers mis en avant malgré le fait qu’ils sont minimes ou que des soucis de même nature étaient jadis vécus sereinement. Le déprimé (qui est en fait le plus souvent une femme) recherche dans des prises de sang, des scanners et diverses consultations spécialisées un échappatoire à son diagnostic. Ça n’est qu’après une longue errance que l’aggravation des symptômes conduira enfin au diagnostic et donc au traitement.


Bien sûr, personne n’est à l’abri de la dépression qui est une maladie d’une grande fréquence puisqu’on admet généralement qu’une femme sur 5 et un homme sur 10 feront une dépression au cours de leur vie.


Mais cette maladie n’a pas bonne presse. Le dépressif abattu et en arrêt de travail prolongé redoute d’être pris pour un fainéant, pour un être faible à qui l’on pourrait reprocher de ne « pas prendre sur lui », expression populaire souvent utilisée même si personne ne saurait lui donner un sens.

Et le dépressif se sent souvent honteux. Comment alors qu’il a « tout pour être heureux » pourrait-il être déprimé dans un monde où des gens ont faim et d’autres vives sous les bombardements ? S’autoriser à être déprimé est pour beaucoup d’entre nous ni plus ni moins impossible. D’autant que le déprimé a le souvenir très présent, comme tout un chacun, de ces moments de sa vie où il était enjoué et heureux de vivre. Il n’a jamais été un geignard et il est bien persuadé que la dépression « ça n’arrive qu’aux autres » et qu’ « avec un bon coup de pied au cul » ça va repartir.

Mais la réalité n’est pas si simple. Le malheur des autres n’a jamais consolé de son propre malheur et chacun de nous a droit à des difficultés psychologiques même s’il n’a pas de raison grave de déprimer.


Voici les étapes que je crois pouvoir proposer aux patients déprimés pour les aider à « s’en sortir ».


-Accepter le diagnostic

-Accepter de recourir à un traitement

-Accepter les contraintes et les inconvénients du traitement

-Accepter l’accompagnement psychologique du traitement

-Accepter la durée prévisible du traitement.


Reprenons ces différentes étapes en les détaillant.


1- ACCEPTER  LE  DIAGNOSTIC


La tentation est forte d’échapper à ce diagnostic contrariant.

Docteur c’est la fatigue, c’est mon travail trop pénible, c’est ma vie de couple qui n’a rien de folichon, ce sont mes enfants qui ne veulent rien faire à l’école, c’est ma mère qui perd la tête, c’est le pouvoir d’achat qui fait que je n’arrive pas à joindre les deux bouts.

Parfois c’est le temps qu’il fait : toute cette humidité, tout ce long hiver sans soleil.

Où bien encore la recherche éperdue de prétendues carences : manque de magnésium, manque de fer, manque l’oligo-éléments...

Bien sûr il est un peu vexant d’être déprimé. Les psychiatres appellent cette souffrance « une blessure narcissique » mais cela peut arriver à tout le monde. Ne cherchons pas d’échappatoire !

 

2- ACCEPTER  DE  PRENDRE  UN  TRAITEMENT…


Il est bien des cas où des vitamines, des oligo-éléments ou de l’homéopathie ne suffiront pas.

Souvent des anti-dépresseurs seront nécessaires. Parfois il faudra aussi avoir recours à des anxiolytiques en début de traitement soit parce que l’état dépressif gênère une angoisse telle que le bon sens s’y perd et ne guide plus vers les bons choix, soit parce que les antidépresseurs, en redonnant la force pour des initiatives avant de redonner un meilleur moral, risquent de conduire le patient à « faire des bêtises ».

Ne pas accepter ce recours nécessaire à un traitement peut conduire à une aggravation qui va permettre un jour de « toucher le fond » pour l’accepter enfin (mais avec un retard bien inutile.


3-   ACCEPTER  LES  CONTRAINTES  ET  INCONVÉNIENTS  D’UN  TRAITEMENT…


Les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine sont les médicaments les plus souvent utilisés

pour le traitement d’un état dépressif du fait de leur efficacité associée à beaucoup moins d’effets

secondaires qu’avec les classes thérapeutiques plus anciennement utilisées.

Ces inhibiteurs de la recapture sont le Prozac®, le Zoloft®, le Déroxat®, l’Effexor®, etc...

Les effets bénéfiques du traitement sont retardés et ne se font sentir qu’au dixième jour mais

parfois seulement après trois semaines de traitement.

Par contre au début du traitement les effets négatifs (qui sont fréquents mais inconstants et

pas du tout obligatoires) peuvent se faire sentir : somnolence ou nervosité, nausées, sueurs

nocturnes, tremblements...  Seuls ceux qui auront persévérer verront les effets négatifs s’effacer peu à peu tandis qu’apparaîtront les effets positifs.


4-    ACCEPTER  L’ACCOMPAGNEMENT  PSYCHOLOGIQUE DU TRAITEMENT…











Votre généraliste ne fera pas à votre place les choix qui vous reviennent mais il vous aidera à valoriser vos bonnes idées, à écarter celles qui le sont moins. Il vous aidera à mieux comprendre le fonctionnement de votre pensée et il vous mettra sur le chemin de la reconquête de votre confiance en vous.

Faire l’impasse sur cet aspect de soutien psychothérapique et ne s’en remettre
qu’au médicament est une solution de facilité qui ne peut conduire qu’à des difficultés
inutiles d’échec ou de rechute.


5- ACCEPTER  LA  DURÉE  PRÉVISIBLE  DU TRAITEMENT…


Les publications récentes sont unanimes :
La durée minimale du traitement pour éviter une rechute est de
6 mois.


Un petit mot d’une affection bien mal connue et qui engendre bien des souffrances inutile :

LA DÉPRESSION MASQUÉE.


La dépression est un trouble de l'humeur et du moral qui nous fait perdre le goût de la vie
et met tous les indicateurs de la vie dans le rouge. C'est un grand ralentissement psychique
inexpliqué ou incompréhensible. Si les symptômes de la dépression habituelle sont faciles à repérer, il en est, parfois, d'autres qui sont moins évidents et qui demandent un décodage compliqué.
La dépression, difficile à accepter dans une société où il faut toujours être compétitif et dynamique, avance souvent
masquée.
S'entendre dire ou accepter l'idée que l'on traverse un épisode dépressif n'est pas facile à accepter.
Notre inconscient va nous venir en aide dans notre quête d’un alibi en offrant des symptômes qui traduisent  la  dépression mais permettent de nous éviter de la constater ou de la dire. Elle prendra alors la forme de fatigue importante, d'insomnies, de douleurs lombaires ou de maux de dos, de problèmes digestifs ou cardio-vasculaires.

Parfois encore, il faudra rechercher les indices au niveau comportemental : la personne dépressive se montre alors agressive, irritable, hostile, ce qui n'est souvent pas pour arranger les rapports avec l'entourage, qui y voit un mauvais caractère plutôt que la marque d’une personne en souffrance dépressive.

La recherche répétée de consultation spécialisée (ostéopathe, cardiologue, scanner, IRM et prises de sang « complètes » ne fait qu’aggraver la situation.
Parfois cette aggravation est un bien. Elle permet de toucher le fond et
ENFIN après tant de temps perdu de basculer dans le bon diagnostic.


                                            Il faudra beaucoup de patience au patient (et à son médecin) pour aboutir à ce diagnostic
                                             de
dépression confirmée et pour s’autoriser le droit d’aller mieux avec un traitement.


                                            L'évolution naturelle de la dépression aussi appelée état dépressif constitué (EDC)  se fait en plusieurs                                              phases qui sont désormais bien connues et qui sont reproduites dans le graphiques ci-dessous.

                                            Si nos plus belles mélodies utilisent dans un ordre harmonieux les différentes notes de musique de la                                              gamme, la dépression, elle, ne semble savoir utiliser que le . On comprend mieux l'ennui profond qui                                              découle de cette sombre ritournelle. En tout cas c'est ce que je montre tant bien que mal ci-dessous.


                                            La première phase est l'évolution lente ou rapide vers l'EDC, l'état dépressif constitué. Arrivé au creux de                                              la vague, au fond de la piscine , le déprimé appelle à l'aide et se voit en général prescrit un traitement                                              mais aussi un soutien psychothérapique par son médecin traitant ou parfois par un psychiâtre ou un                                              psychologue.


Peut alors commencer la remontée plus ou moins rapide vers le mieux être. C'est le premier  " Ré"  qui correspond à la ponse au traitement.

Au bout de quelques semaines le patient revient à son état d'humeur normale. Il n'est pas pour autant guéri, il est en mission, comme l'on parle de la rémission d'un cancer au sens de l'absence de cellules cancéreuses discernables, qui ne signifie pas non plus la guérison.

Il y aura en effet de possibles Rechutes. Surtout s'il n'y a pas une bonne compliance au traitement, ce terme savant voulant dire que le traitement est mal suivi ou même arrêté par le patient sans avis médical.


Lorsque la rémission est effective depuis 6 mois on parle alors de tablissement. L'épisode dépressif est considéré comme guéri, mais il est encore possible de présenter peu de temps après un autre état dépressif qui est alors une cidive.


Mais nous ne sommes pas au bout de nos "
"...

Après l'état dépressif constitué, le retour à l'état antérieur n'est pas constant. Un petit nombre de patient vont garder des symptômes siduels : trouble du sommeil, troubles du comportement alimentaire, morosité, irritabilité...


Plus ennuyeux encore, chez un petit nombre de patient le traitement n'est pas efficace et l'état dépressif se perpétue. Ces patients fractaires au traitement peuvent être désormais considérés comme des déprimés chroniques.



                                                      Que voilà donc une belle portée de Ré!


                                                     Je vous Recommande ce  Récital en Ré qui est le
                                                      Résultat (Résumé) de mes Réflexions sur les Référenciels
                                                      Récents. J'ai Regretté leur Rédaction Résolument
                                                      Rébarbative et j’ai Réalisé cette Récapitulation par
                                                      Réflexe en Réaction. C'est plus une Rénovation qu'une
                                                      Révolution mais ça Représente ma Réponse Réaliste
                                                      et Réfléchie).


Qu'est-ce que la dépression ?

Bien que ce mot soit largement utilisé dans le langage populaire et le langage médical, une réponse simple à cette question est difficile.

Souvent, ce mot est d'ailleurs employé à tort et à travers. Après un deuil, un revers de fortune important, des soucis personnels ou professionnels sévères, il est normal de traverser une période plus ou moins longue de tristesse.

Mais la vraie dépression repose sur des symptômes précis.


L'humeur est dépressive et sombre. Le pessimisme devient la règle de pensée habituelle.
Il y a une perte de l'intérêt et du plaisir de faire les choses. Un sentiment d'abattement,
des troubles du sommeil soit avec des réveils intempestifs suivis de ruminations d’idées
sombres, soit au contraire une somnolence importante avec une augmentation du temps de sommeil qui correspond en fait à un refuge pour éviter les difficultés de la vie.

Le déprimé se dit fatigué, il n'a plus d'énergie. Même les relations sexuelles ne l'attirent plus
et il prend prétexte d'une grosse fatigue pour y échapper. Son entourage ne tarde pas à se plaindre
de son irritabilité de son impatience. On lui reproche d’être morose et « soupe au lait ».
Il y a des troubles de la concentration avec une impression parfois que ses idées jadis vivaces se développent désormais au ralenti comme si sa pensée était engluée ; une indécision qui fait remettre toujours à plus tard les choix nécessaires de la vie.

Son humeur morose finit parfois par se voir sur son visage. Il semble malheureux, ses traits sont inexpressifs, indifférents et il émet plus de soupirs que d’éclats de rire. D’ailleurs il parle au ralenti et avec parcimonie en évitant les phrases longues et compliquées. Bref, il souhaite surtout éviter les discours et préfère qu’on lui fiche la paix.

La pile de repassage en retard prend de la hauteur, le paiement des factures est remis à plus tard et les amendes pour retard pleuvent. Si le déprimé est un adolescent souvent s’amorce l’échec scolaire.

Le contact avec les autres devient difficile. Lorsque le téléphone sonne, on ne répond pas et si l’on est invité par des amis on préfère répondre que l’on a déjà prévu quelque chose. Peu à peu le sujet décroche de son entourage et s’isole dans sa tristesse infinie.

Souvent et dans les cas plus graves les idées de mort ou de suicide deviennent récurrentes car le patient est persuadé que rien ni personne ne peut améliorer son cas…

Il existe en fait de nombreuses formes de dépression.


La dépression maniaco-dépressive est à part avec des périodes alternantes de dépressions entrecoupées de phases d’hyperactivité maniaque pendant lesquels le sujet est très excité, très agité parfois en proie à des périodes d’exaltation ou d’achats compulsifs.


La dépression mélancolique est plus grave avec une tristesse profonde qui conduit souvent au suicide.


La dépression qui suit un accouchement peut être un simple « post-partum blues » du aux brutales modifications hormonales qui suivent la naissance mais elle peut être une forme plus grave : le début d’une psychose puerpérale qui nécessite une prise en charge rapide.

La solution tirée du sac PROBLÈME = MÉDICAMENT est typiquement française et fait beaucoup rire nos amis étrangers qui sont très surpris de notre surconsommation médicamenteuse qui bat tous les records en Europe.

Si le recours à un traitement est souvent nécessaire il faut bien comprendre qu’un accompagnement médical psychothérapique est presque toujours indispensable. Il n’est pas forcément nécessaire d’avoir recours à un psychiatre car la dépression quoiqu’en dise les média est bien connue de votre médecin généraliste qui n’en est pas  -croyez-moi-  à son premier cas.

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